CONSTABLE
Khc il- HampiliaJ-Hcalh.
L'ECOLE AJMGLAJSE
RICHARD WILSON. — RAMSAY. — ROMNEY. - BEECHEY. — RAEBURN- HOPPNER. — OPIE. — MORLAND. — LAWRENCE- — CONSTABLE- MULREADY. — BONINGTON.
JN Angleterre, au \\f siècle, c'est Hans Holbein qui règne, et au xvii" siècle, c'est Van Dyck. Puis les influences de Hollande, de France, d'Italie, vont s'ajouter, et l'école anglaise se fera. Le premier grand artiste est Hogarth, qui nait en 1697. Mais nous n'avons rien de lui au Louvre, non plus que de ReA'nolds, de Gainsborough (à qui deux médiocres paysages sont timidement attribués), de John Crome,de Turner. Pourlesautres, sauf Lawrence, Constable et Bonington, dont on peut avoir un aperçu, ils ne sont ici que par de brèves indications.
i-in —
Le premier artiste, en date, dont nous possédions une œuvre est le paysagiste Richard Wilson (171^-17.^2), mais cette œuvre n'est pas très caractéristique. Vient ensuite Allan Ramsay ( 171 5- 171 8), avec un portrait de Charlcjtte-Sopliie de iWecklembourg-Strelitz, princesse de Galles et reine d Angleterre, un portrait (ifficicl, triste comme ii convient, malgré que ce soit aussi le portrait d'une belle robe, blanche et brodée d'or. Romney (i 734-1802), qui a iait de si légers et gracieux portraits de femmes, n'a qu'un portrait d'homme, d'une bonne tenue. De "William Beechcy (1753-1839), c'est un double portrait: Frère et Sœur, deux enfants, le petit garçon vêtu de velours sombre, la petite fille en blanc.
Henry Raeburn (1756-1823) est mieux vu par deux toiles. L'une est le solide /^o;7/'ai'/ d'un InvaliJe de la Marine, un ample visage rouge, couperosé, coiffé d'une perruque, et l'autre est le portrait d'Anna More, peinture toute différentede la première, savamment
effleurée, et qui met en scène une femme au visage irrégulier, énergique, coiffée d'un bonnet à rubans, vêtue de blanc, de ce blanc léger qui revient si souvent dans la peinture anglaise.
Voici encore ce blanc dans le portrait de la Comtesse d'Oxford, en robe blanche, avec un collier rouge, peint par Hoppner (i 759-1 810), et dans la Femme en blanc, de John Opie (i 761- 1807), assise dans un paysage où brillent les eaux d'un étang. De Georges Morland (1763-1804), nous avons la Halte, où se trouvent réunis nombre
Racrurn.
AnUii Mor
d'éléments de la manière de l'artiste: le cabaret, un homme sur un cheval blanc, une servante, un savetier dans son échoppe, des chiens de chasse. C'est, au total, un bon petit tableau, analogue aux petits flamands et aux petits hollandais, mais avec un indiscutable accent anglais.
De Thomas Lawrence (i 769-1 830), qui fut le dernier des portraitistes du XVIII* siècle, il 3- a au Louvre deux œuvres. L'une est le Portrait de lord Whittvorth, ambassadeur d'Angleterre en France en 1802, vice-roi d'Irlande. Il a le costume correct et les ornements de ses fonctions, l'habit noir et la cravate blanche, un grand cordon, une plaque. Le visage est gras et rose. L'autre tableau est le double portrait de John-Julien Angerstein et de sa femme, et c'est une œuvre importante au moins par la dimension. Les deux personnages sont dans un jardin, au delà duquel on aperçoit la mer. L'homme est debout, en habit rouge, gilet blanc, culotte noire, bas blancs, la perruque poudrée. Il est raide et sérieux, il sait que l'on fait son portrait et que le portraitiste est l'illustre sir Thomas Lawrence. La femme est moins apprêtée, plus naturelle, assise, vêtue d'une robe blanche à ceinture rouge, et tenant une écharpe de gaze noire qu'elle déploie sur ses genoux. L'œuvre est intéressante, il faut le dire, autrement que par sa taille et sa solennité, elle est caractéristique de l'Angleterre et de Lawrence, très fraîche de couleurs, suffisamment explicite du caractère des modèles. Malheureusement, Lawrence n'est pas un grand peintre, ne remplace pas ici Hogarth, Rej-noldset Gainsborough. Sa manière est mince, creuse, l'enveloppe de l'air manque, et ce grand tableau est tout proche parent des estampes anglaises en couleurs où l'on voit aussi des habits rouges et des robes blanches.
Si nous n'avons pas un grand portraitiste, nous avons un grand pa3'Sagiste : John Constable (1776-1836), Constable qui eut, nous dit le catalogue du Louvre, une médaille d'or au Salon de 1824 à Paris.
WRENCE.
ngerstëin et sa femme.
lencc
On sait en effet que Constable fit un séjour à Paris et quelle influe il exerça sur l'école française de paysage de 1830. Il devait aider à un retour vers la vérité des choses, car jamais carrière d'artiste n'eut un développement plus logique, une unité plus grande.
C'est encore à Londres, comme pour les autres artistes de l'école anglaise, que l'on peut connaître, dans son ensemble, l'œuvre de Constable. Toutefois, le Louvre permet de l'aborder et de la pressentir, Le Cottage est une oasis d'arbres, un décor de bonheur, avec sa maisonnette, son champ et sa barrière. L' Arc-en-ciel est un tripotis de couleurs mises juste à leur place, un effet vite et bien saisi, un paysage mouillé d'où pointe le clocher de Salisbury. L'espace où se dresse le Moulin est vaste, aéré, délicieux, avec son grand ciel qui court au-dessus de la terre brune, des arbres, de la charrue, de la maison. La vue de Hampstead-Heaih ne vaut pas seulement parce que ce fut là, tout près de Londres, qu'habita le peintre, mais parce que cette simple esquisse est expressive au possible de la beauté des collines, des mouvements souples du terrain, de la vaste étendue- Enfin, laBaie de Weymouth est certainement un des plus beaux tableaux de Constable, avec l'arrivée de mer sur le sable, la basse colline, la femme et l'enfant qui cherchent leur pâture de coquillages, le ciel tout gonflé de pluie et la grandiose tristesse de l'atmosphère.
Il n'y a plus à nommer ici que Muiready (1786-1863), avec Y Abreuvoir, qui est un tableau de genre à rapprocher de celui de Morland, et Bonington (1801-1828), qui fut l'ami de Delacroix et de Géricault, et qui joua un rôle, comme Constable. dans les rapports de l'école anglaise et de l'école française. Il ne put donner la mesure de son talent, puisqu'il mourut en pleine jeunesse, et son œuvre se compose surtout d'études et d'essais. La Vue de \'enise est sèche, sa Vieille Gouvernante est de peinture pénible. Mais son Parc de Versailles est fait de vigoureuses et justes indications, sa Vue des côtes normandes est jolie, claire, blonde, avec son grand ciel d'un lavis si
tendre. Et ses petites ébauches de scènes historiques, François I" et la duchesse d'Etampes, Mazarin et Anne d' Autriche , sont fines et brillantes, d'harmonie sobre, faites là d'or et de rouge, et ici de rouge et de noir.
BONIXGTON.
Le Parc de Versc.iUss.
Ingres.
L'Odalisque.
¥/lBLES
miE ET mu DE CMSSEMEST DES ILLIimAMS lOBS TEXTE
François Clouet.
Elisabeth d'Autriche.
Nicolas Poussin.
Les Bergers dWrcadie.
Lenain.
Procession dans une cijlise.
Wafteau.
Gilles.
L'embarquement pour Cylhère.
Chardin,
Le Benedicite.
La Pourvoyeuse.
F Boucher.
Diane sortant du bain.
Greuze.
L'Accordée de village.
La Cruche cassée.
M"'« Vigée-Lebrun.
Madame Lebrun et sa fille.
David.
Le Sacre de Napoléon.
Madame Récamier.
Gérard.
La comtesse Regnaultde Saint- Jean-d An^i
dy.
Gros.
Napoléon à Eylau.
Prud'hon.
L' Impératrice Joséphine.
L Enlèvement de Psyché par Zéphire
Ingres.
La Source.
Delacroix.
La Liberté sur les barricades.
Femmes d'Alger.
Théodore Roussiïau
Corot.
Courbet.
Millet.
Mantegna.
Léonard de Vinci.
Raphaël.