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RENÉ DESCARTES

Frans Hals.

Photo Giraudon.

Portrait de la famille Van Reresteyn de Haarlem.

avec le tableau d'un anonyme : Une Chambre de rhétorique ; avec la toile colorée et vivante de Van de Venne : Fête donnée à l'occasion d'une trêve. Voici que les hommes et les femmes aux visages avisés et sérieux, aux costumes noirs, aux collerettes blanches, aux gants brodés, se montrent dans les tableaux sages et fins de Mierevelt (1567-1645) et de Nicolas Elias (1588-1655). Enfin, la Hollande va s'épanouir dans l'œuvre de Frans Hals (1580-1666).

Mais il ne faut chercher au Louvre qu'un aperçu de l'œuvre de Frans Hals. Le Descartes est très beau, avec son visage fatigué, volontaire, opiniâtre, de Breton qui est allé chercher la liberté de la pensée en Hollande ; toutefois, c'est là une œuvre d'exception, qui ne renseigne pas sur la véritable nature de Frans Hals, sur sa verve

Van Goyex.

Marine.

heureuse, sur sa virtuosité légère. Les Portraits de la famille Van Beresleyn, malgré la finesse d'observation, ne satisfont pas encore complètement, inquiètent par leur aspect métallique et dur. Mieux valent les portraits séparés de Nicolas van Beresteyn et de sa femme, la femme surtout, en bonnet et en collerette, une broderie d'or qui garnit le corsage et retombe sur le ventre proéminent. Mieux valent surtout la fraîche et riante Bohémienne, et le Portrait d'une femme inconnue, où nous avons la perception de ce que peut être la force délicate de la peinture de Hais. On peut déjà ici le deviner et le voir comme un artiste adroit et prompt, un réaliste agile ne connaissant ni l'hésitation ni la fatigue, et qui doit se manifester souvent en toute aisance et sécurité. Mais, je le répète, les toiles du Louvre ne

rjry,

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