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Charïes-Qtiiiit vers 1331.
tour, jusqu'à la faire ressembler à une statue de marbre pénétrée de soleil. II y a en elle un mélange de la mère du genre humain et de la courtisane insensible, et il faut admirer alors son apparence marmoréenne et son expression indifTérenle. Ici, tout est calme, ordonné, paisible, rituel. Le rideau se lève sur une large ouverture par laquelle on aperçoit un parc régulier, des arbres symétriques, un jet deau, une pelouse où se plaisent des animaux familiers. Le paysage ajoute a la scène le mystère de son obscure sérénité.
Titien peint sa fille Lavinia en .Sa/o/7î(^, et c'est une bonne et douce créature qui ne porte sur un plat la tète du Précurseur que pour montrer ses bras magnifiques, sa chair opulente: elle semble plutôt apporter un gâteau qu'une tête coupée. II peint la Danaë recevant la pluie
d'or, et le tableau n'est pas des mieux composé: la vieille suivante, qui vient prendre sa part du butin, y tient trop de place, y prend le premier plan autant que rhérofne, d'une forme d'ailleurs un peu molle et banale, si on la cnnipare à la Vénus récréée par la musique. Le grand peintre prend d'ailleurs sa revanche avec Vénus et Adonis, répétition de la toile de la Nalional-
Isiihcllc (iv PorliKjal, é/xnisc de Charles-Quint.
Gallery, peinte pour Marie Tudor, où le groupe de la déesse et du chasseur a la beauté de forme de la sculpture et la beauté de lumière colorée de la peinture; la Religion secourue par rEspofjne. où la jeune guerrière qui tient une oriflamme est vraiment d une allure triomphale; le Repos de la fuite en Egypte,