ECOLE FLAMANDE
JAN VAN KYCK
LE TRIOMPHE DE L'EClLISE SUR LA SYNACOtiUE
que Jan van Eyck, né en 1380, moii en 1440, fil à Lisbonne en 1428, pour peindre le portrait d'Isabelle de Portujïal. Revenant en Flandre, il s'arrêta à Madrid, et c'est là qu'il aurait reçu du roi Juan II la commande du Triomphe de iKijUse sur la Si/na(jogu(\ que le fils de Juan II, le roi Henri IV, oflrit à un monastère de Ségovie, d'où il ne sortit que pour entrer au musée. Malgré ces titres, on croit ne voir ici qu'une copie de Tœuvre originale perdue. Pour le caractère du génie de Van Eyck, il est visible, sinon dans Texécution un peu sèche, mais dans la composition de la scène et les physionomies des personnages. La même vie qui se manifeste à Gand dans la scène de Y Agneau mystique anime ici les
docteurs de TEglise et de la Synagogue assemblés autour de la fontaine, les anges musiciens groupés parmi Therbe et les fleurs de la prairie, le Père Eternel assis sous un clocheton de délicate architecture, la Vierge et Jean TEvangéliste à ses côtés, TAgneau à ses pieds.
IIOOIER VAN DKIi WkYDKN.
Le Crucifiement.
Sont attribués également à Jean van Eyck, les deux panneaux
oblongs d'un /fe//V//>//.r en prières, de la Vierge lisant, assise sur un banc dans une chambre au joli arrangement, du feu dans la cheminée, une aiguière sur un meuble, une fenêtre a petits carreaux ouverte sur la campagne. De Hubert van Eyck (1:M)-142()), le Prado croit posséder le Christ, la Yienje el sainl Jean-Baptiste, trois ligures en buste dont les rapports sont évidents aussi avec les mêmes personnages à Gand.
Pour Rogier van der Weyden (i;«n)— 14(54), il semble bien prouvé que ni Tune ni Fautre des Desrente de (jvi.v du Prado ne peut prétendre au titre d'original, et que cet original est à TEscurial.
On semble d'accord au contraire sur le Cruei/ienienL où la Vierge est soutenue par saint Jean pendant que Madeleine, en costume de dame flamande, pleure agenouillée au pied de la croix. C'est une peinture savante, souple, étoffée.
L'autre Cruci/iement, pourtant, me semble mieux caractéristique de la manière et de l'esprit de Van der Weyden, par son Christ ensanglanté, décharné, squelettique, dressé en croix au centre d'une église, entre une Vierge et
Van der \Vfc.Yi)EN,
Le châtiment du péché originel.