‹ Les musées royaux de Berlin: Guide pour visiter les galeries et lesChapitre 142 sur 185 · LE NOUVEAU MUSSE: LES PBUITUSBS MURALES DE KAULBACH · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU MUSSE: LES PBUITUSBS MURALES DE KAULBACH

celles qa'on Toit, tramées par des chiens, descendre des montagnes de la Silésie. Mais à la place des chiens on y voit un attelage bizarre, à savoir: un poète romain fait prisonnier et un pauvre pédagogue qui avancent péniblement, tout en pleurs et se tordant les bras, frappés par le fouet d'un enfant. Une ménagère qui file et des enfants occupent Tintérieur de la charette. — Les barbares sont baptisés. — On est arrivé à un point d'arrêt, la scènerie de la frise s'adaptant au grand tar bleau principal qui est au-dessous (la bataille des Huns). — La deuxième partie (au-dessus du grand tableau principal: „Les croisés devant Jérusalem^) s'occupe principalement des croisades. La migration des peuples est suivie d'un relâchement; le Génie de la nuit verse de l'or sur les Germains endormis sur leurs lauriers. Un autre peuple et une nouvelle religion s'éveillent: l'Islam. Deux enfants turcs tirent en montrant le Coran, l'épée de la foi fanatique tandis qu'Alexis Gomnène, l'empereur d'Orient, les menace du poing; les fiigiti& de l'Hellespont s'adressent à Pierre l'Ermite qui, montant l'âne, porte courageusement la croix. Le Turc battu par les Chrétiens est étendu par terre et le Saint -Sépulcre est conquis. Des coups terribles sont portés. La tête d'un pauvre Turc est fendue jusqu'aux épaules; dans l'intérieur de la tête on voit les mauvaises passions du fanatisme, de la méchanceté, de la cruauté et du libertinage qui profanent l'Islamisme. Le combat continue. Un Turc monté sur une panthère bridée, accourt pour porter secours. On voit des blessés. Les chevaliers de l'hôpital de St.-Jean et du Temple sont à l'oeuvre. Le Chrétien et le Turc sont encore une fois en présence, mais le croissant ne peut pas soutenir l'éclat que jette la croix couronnée d'épines. St- Bernard examine le Coran et, y remarquant quelques passages suspects, il les arrache de l'arabesque de feuillage. Le Christianisme devient une puissance mondaine. Le pape lance la foudre d'exconmiunication. L'évêque de Rome est assis sur le trône comme Jupiter, la bulle d'excommunication à la main, l'aigle avec les foudres au-dessus de lui. — Nous arrivons à

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la dernière partie de la frise, qui sera placée sur le dernier tableau principal: La puissance du pape est au conflit avec la puissance temporelle des empereurs allemands. On commence à s'adonner aux sciences: Le moine Barlaam mène Tart en enfance à la lisière; Tenfant tend les bras vers la lyre du trouvère. Les sciences naturelles se réveillent, grâce aux études d'Aristote. Roger Bacon dévoile la mystérieuse Déesse à plusieurs seins à Sais (}& Nature). Le hasard fait éclater un vaisseau rempli de sou&e, de salpêtre et de charbon (rinvention de la poudre). Laplace hoche les épaules et dit: „J'ai exploré le ciel entier, j'ai compté toutes les étoiles, et je nai nulle part trouvé Dieu, mais seulement de la mécanique^. Mais Copernic voit dans le système solaire quelque chose de plus élevé: „Des myriades de mondes poussent comme les grappes de raisin^. Les Titans modernes combattent ces opinions athéistes et enthousiastes sur Torganisme de Tunivers. Ils dirigent une batterie électrique contre la porte du ciel et conduisent la foudre sur le château. Mais: , Mystérieuse en plein jour, la Nature ne se laisse pas arracher son voile, et ce qu elle ne veut pas, elle, révéler à ton esprit, tu ne le lui prendras ni avec des leviers ni avec des vis**. — Une nouvelle phase commence par „la critique de la raison" de Kant, comme contraste avec les alchymistes du moyen -âge qui cherchent la pierre philosophale et que le diable tire par le nez, ainsi quavec les procès contre les sorcières. — Quelques moines du 15* siècle discutent sur Aristote et sur Platon, en s'entrechoquant avec la tête comme des boucs. — Le tout finit subitement par des contemporains, savoir par Jacques Grimm, qui étudie «l'origine de la langue**, par Goethe, qui tient „Faust" et par Alexandre de Humboldt qui élève „le Cosmos».*)

*) Bien qn'on ne venille pas critiquer à cette place, mais seulement décrire, il sera cependant nécessaire de faire observer que les sauts et lacunes qu*on remarque dans la composition de la seconde frise, s'y trouvent réellement et qu'on ne devra point les attribuer à notre négligence.

182 LE NOtJVBAU musée: le cabinet DBS GRAVURES.

En ce qui concerne la peinture des tableaux de Kaulbach, (peintes d'après les cartons et les esqtdsses du maître par loimême et par M" Echter et Mohr, ses élèves,) nons remarquons seulement qu'elles sont exécutées dans la manière stéréochromique.*)

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