LA FRISE
laspect de la croix entourée d'une couronne d'épines, le symbole de Tépoque civilisatrice germano- chrétienne. La croix est Tétendard du nouveau monde et forme en même temps le poteau de frontière entre l'antiquité et les temps modernes. Le monde antique marche vers sa ruine: Até, la divinité malfaisante avec le poignard et la torche, Némésis, la déesse de la vengeance et des représailles, appuyée sur la roue du Fatum, Anancé, la dure nécessité de l'histoire, se jette dans l'abîme du Fatum, tandis que la beauté idéale, sous la forme du paon, n'est que l'apparence trompeuse: voilà les quatre figures qui finissent le mijr destiné pour l'antiquité.
29. La seconde moitié de la frise au-dessus de l'autre long mur commence, comme la première, par une espèce d'introduction qui indique le caractère d'ensemble de la frise. Cette introduction se trouvant au-dessus du tableau „la Science^, on ne sera pas étonné, d'y voir Grothuys observant la lune par le télescope G'&stronomie) *). Puis viennent la voie en ziczag des dépêches télégraphiques et Jean Vapeur aux roues ailées, tandis que Jacques Grimm étudie dans une encyclopédie voliunineuse. Suivent des représentations géographiques, des sondages. — L'introduction finie, le même texte de la frise commence par les Edda, deux enfants de barbares qui boivent la fraternité. Caucase, le grandpapa, envoit ses enfants à l'étranger. — La migration des peuples. Les Germains conquièrent l'empire romain combattu sous la forme d'un aigle armé de la foudre par un petit barbare qui porte une hache. — Odoacre et Théodoric s'élancent, la haste levée, sur Romulus Augustulus, le dernier des empereurs romains, qui lâche pied. Théodoric le dépouille de la couronne mal attachée. La migration des peuples est représentée sons la forme d'une brouette à deux roues à l'instar de
*) L'interprétation de la Ma^ se base snr les remarques en partie très laeétieDses écrites sur le carton par Kanlbaoh loi- même.