‹ Les musiciens célèbresChapitre 81 sur 153 · L-V. tnj nu d* tus de ,<nw*U · texte numérisé non relu

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HOSSINI.

position universelle, Rossi ni a écrit une cantate qu’il a dédiée h l'Empereur et au vaillant peuple français. Exécutée par quatre mille chanteurs et instrumentistes, cette composition à la fois simple, d'un effet grandiose, orchestrée magistralement et très-ingénieusement appropriée à la circonstance, a obtenu un succès incontestable qui s’est renouvelé quelques jours plus tard, et une troisième fois sur la scène de l'Opéra.

Certains déclamateurs, plus royalistes que le roi, ont critique celte œuvre avec violence et sont parvenus à faire monter jusqu'à Rossini quelques éclaboussures des bas-fonds musicaux. Il aurait pu hardiment dire en parodiant le mot de Théodose dont on avait brisé la statue : « Je ne me sens pas atteint. » Dans sa cantate, la phrase est claire, la mesure franche, l'harmonie est puissante et frappe l’oreille sans la blesser. Il n’y a là ni accords inouïs, ni rhythmes désordonnés* ni harmonie bourbeuse, rien qui sente le grand œuvre de la musique de l’avenir. C’est le style, la forme, ce sont les procédés de l’auteur de la Donna del Logo, de Robert Bruce, de Sémiramis et de Guillaume. Que veut-on de plus? La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a (1).

MEYERBEER

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