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Dans le genre singe, on trouve, on le. sait, des $ 2
espèces acaudes. DarwIN, dans sa Descendance de à
l'homme, ch. Il, à attiré l'attention sur un maca- «
que acaude, le « macaccus brianneus ». D’après ia
ést droîte mais sur un quart environ de sa longuëur na à son-extrémité, -elle:se: re à ne et forme CrO- Ÿ -chét. » | | HAT ae be amet que ce ‘rudimerit caudal ‘sert: ,
. à renrplir l'intervalle qui existe eritre la portion FA
divergente supérieure des callosités », de sorte que 11 lanimal s'assied sur sa queue ce qui: la rend Ve d rugueuse et calleuse. « « Cette queue, dit-il, à cause |
même de son peu de longueur, gêne le singe quan | à ‘il s’assied ‘et se loge fréquemment :elors sous l’animal; le fait que la queue ne s'étend pas au delà de. l'extrémité des tubérosités ischiales semble: indiquer que l'animal, dans le principe, la recourbaïit : volontairement pour la loger dans l’intervaile qui | existe entre les callosités, de façon qu'elie ne soit pas pressée entre ces dernières et le sol, puis dans le: nn
cours des temps, cette courbure devint permanente
et la queue se logea d’elle-même à l'endroit approprié quand l'animal s’assied. » Dans ces conditions, il. . n'est pas surprenant que la queue soit devenue. rugueuse et calleuse. Le Docteur MüRIE, qui à étu- x dié attentivement au Jardin Zoologique, cette espèce |” et trois espèces très voisines ayant une queue un peu ‘plus longue, dit que « la queue se place nécessairement à côté des fesses quand l'animal s’assied, et que la base de l'organe, quelle que puisse être d’ailleurs sa longueur, est exposée à de nombreux frotte- \ ments ». | | Darwin admet, en invoquant les expériences de Brown-Séquard que nous étudierons plus loin, que
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«Les mutilations produisent parfois des effets héréditaires ». Pour lui, la queue du macaque inutilisée et exposée à des frottements et à des lésions continelles, est devenue rudimentaire et s’est défuyrmée. Ï généralise en pensant que la queue a disparu par le même mécanisme chez les singes anthropoïdes ec chez l’homme ?
Or, l'étude générale qui précède montre que le non développement de la queue du macaque provient dune mutation congénitale; la forme en crochet en est la signature.
NAN Ÿ Ms À e” / Î ” CHAPITRE HI 1 — La mutilation des oreilles n'est pas héréditaire,
les exemples positifs qu'on a donnés sont des cas
d'anoinalie congénitale. I. — Les, mutilations
des cornes ne sont pas héréditaires.
Les animaux qui semblent congénitalement privés de leurs oreilles, en ont en réalité d’avortées. Il en esi des oreilles comme de la queue, il n'y a pas plus d'animaux sans oreilles que d'animaux sans queue. Mais des animaux peuvent naître avec des oreilles minuscules et déformées comme avec une queue très diminuée. Ce n'est pas une agénésie, c'est une hypogénésie. |
Le Docteur F. RecnaULT, en 1908, disséqua une tête de lapin lope qui n'avait que oreille drcite, laquelle était plus élevée qu'à l’état normal et. semblait Re implantée sur le milieu de la tête. Le pavillon gauche était absent, la peau ne présentait pas d’ ouverture. Sous elle on trouvait un rudiment
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nière portée. à
de conque de 30 mn. de mr sur 22 de large, appli- .quée et comme encastrée sous le crâne, elle était remplied'une boule de cérumen.de la grosseur d’une
aveline, faisant saillie sous l’'aponévrose superti- X: cielle. Le) conduit auditif, roue moyenne et in-
‘terne existaient normaux. 13408 ka ‘Le
Cette anomalie était congénitale. Un couple de # or béliers eut cinq lapins dont deux n'avaient ne qu une oreille. Une de ces lapines anormales, croi- me sée avec un lapin normal, eut une-portée semblable. NE Dans cette deuxième portée une lapine anormale À croisée avec un lapin normal eut encore une portée Le semblable; le lapin étudié proyenait de cette der- où
I n’y avait donc point absence, mais arrêt de ne développement du pavillon. Cet arrêt a été souvent observé par les éleveurs dans la race des lapins. 2 lopes, race «de lapins qui, comme on sait, possède, des oreilles démesurément longues et tombantes. Ce | sont des-Tapins énormes, Iymphatiques, à chair fade et peu appréciée. Leurs oreilles si grandes ont des Re muscles atrophiés, ils ne peuvent les relever, Ce. Le n'est plus qu'un organe inutile et gênant. Justement, sur ces lapins porteurs de si grandes oreilles, apparail fréquemment leur arrêt de développement É: congénilal, 4 |
La même anomalie s’observe sur une race de moutons chinois dite yung-ti : on dit qu'ils n’ont pas d'oreilles, elles paraissent absentes et rémpla- ; cées par une touffe de poils; en réalité la conque est
ätrophiée. Il ‘existe au musée de l’école vétérinaire
de Lyon, üune tête de mouton sans pavillons appa- ; . rerits de l'oreille; sous'la peau, des deux côtés, existe un cartilage conchilien représenté par une petite
lame roulée “en anneau de x centimètre de long.
On sait qu'il existe des races de chiens à grandes
oreilles pendantes qu'ils ne peuvent relever, telles
les braques. Les races de chèvres de Syrie et de
Nubie sans COrnes, ont aussi de telles oreilles. Cer-
taines races de vorcs sont de même. Les tératologis-
tes ont également observé dans ces races des arrêts
de développement des oreilles; ils les ont signalés par ordre de fréquence, le plus souvent chez le porc,
puis chez le mouton, moins chez le chien, moins.
encore chez le chat. Elles s’accompagnent souvent
d’autres anomalies.
Cette anomalie est hautement héréditaire. Pour-.
tant le contraire a été soutenu par des auteurs qui confondaient l'arrêt de développement congénital de l'oreille avec une mutilation qui la supprime. Ainsi H. Gadeau de Re en deux communications à la Société zoologique de France en 1906 el 1909 enlève les oreilles à de nombreuses lapines, toujours leur portée est normale, il en conclut à tort que Îles sujets privés congénitalement d'oreilles présentent une anonialie qui n'est pas héréditaire.
Il existe une cause d'erreur : les lapins peuvent perdre par mutilation dès leur jeune âge une ou deux oreilles, si un rat ou même leurs progéniteurs
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Hs la leur rongent. On croit à une dystrophie alors qu'il s'agit de mutilation. je
Bien qu'on ait dit le contraire, la mutilation des oreilles ne se répercute jamais sur les descendants
qui aaissent avec les oreilles normales de leur race.
On peut se demander si chez les lapins lopes, l’agé-
nésie auriculaire n'est pas déjà amorcée par le non usage, suivant Ja théorie de Lasmarck, et si chez eux, en simple cause adjuvante, la section de l'oreille, ne produirait pas l’arrèt de développement de, l'oreille chez les descendants, Nous. avons sectionné dès leur naissance les oreilles de leurs petits. Nous avons accouplé les lapins ainsi mutilés durant trois générations. Les portées ont loujours été normales. Done chez les lapins lopes la mutilation de l'oreille ne modifie en aucune façon chez les descendants le développement de cet*organe. .
Chez l’homme on observe des agénésies curiculaires congénitales; elles ont été bien décrites par le
Docteur Aperït. Comine chez le lapin lope, elles sont
souvent urilatérales. Le pavillon de l'oreille est ré-
duit à quelques plaques, à quelques lobules, sais il
os pas sttpprimé.
Il existe aussi des r: + i xiste si es races de : apr
£ de bovins, de Caprins, de moutons sans cornes ou avec des cornes rudiicenlaires.
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Si, par innéilé, naît un veau sans cornés, celui-ci #72 peut perpétuer son anomalie. C’est ce qui est arrivé au Paraguay, les taureaux dépourvus dé cornes échappaient plus facilement aux gaucheros qui les ï, prenaient au lasso. Cette sélection amena la formation d'une race de bœufs sans cornes (Darwin). 1
Comme pour l’'hypoplasie des oreilles, le Profes- | seur Baron d’Alfort avait fait la remarque que les bœuts sans cornes apparaissent parmi les bœufs à longues cornes abaissées le long des joues, et devenues appendices géants. De plus il y aurait un rapport inverse entre la grandeur des cornes et l’abondance de la toison chez le mouton. Pour Sanson, l'absence des cornes n’est point rare chez le mérinos.
Par contre il est exceptionnel que les taureaux auxquels én a enlevé des cornes aient donné naissance à des veaux dépourvus de cet appendice. On
cite un seul cas où les cornes étaient mobiles : il: s’agissait probablement d’une simple coïntidence 7
tératologique.
: Ea todos produit. chez. Les végétaur des races. nouvelles. __Z'Îl. Elle: agit aussi sur les. ani 14
DE maux hériens. — HE Même à la période fœ- pe fe
lie tale, chez les animaux supérieurs. les maljorma=
is Mis
tions’ ne so pas héréditaires. REED Wie 2e
HN La A UUAE MR pratiquée sur les végétaux produit des. formes. nouvelles qui sont. héréditaires. IL sem à a : blerait donc que, dans ces cas, on tienne des. faits À | positifs, non de transmission des mutilations, mais NT à d’une influence de ces mutilations sur les; descen-\
*dants. Il convient de les citer, FOR LE:
. Parmi les végétaux, les espèces vivaces hotes \ ou ligneuses sont surtout les organismes vivants les ke:
plus favorables à des expériences méthodiques de ew ‘cette sorte. |
PF
BrariNGnem, par Mare des tiges en travers ou en long, ou par torsion des tiges sur elles- -mêmes, ER à provoqué des anomalies du maïs. + En recueillant les
ni RUE Se AA CA Vs ARE CAR
graines de ces anomalies et: en suivant les œénéna- bions successives: qui en sont issues, il a produit un grand nombre de: formes nouvelles. Au milieu de cet: affolement, trois espèces nouvelles ont gardé des caractères constants. Deux d'entre elles. ont des
graines farineuses et peuvent müûrir aux environs de Paris, dans le Nord de la France et même au Sud.
de la Suède dans les: régions où l’on ne pouvait jusqu'à présent cultiver le maïs comme fourrage.
Les: traumatismes violents, s'ils ne détruisent pas l'igdividu,. provoquent souvent le développe- ment surabondant de rejets dont. tous les organes :
tiges, feuilles, fleurs et fruits montrent des dévia-
tions considérables du type spécifique et constituent des monstruosités. Grâce aux-mutilations, on peut mettre la plupart des végétaux dans l'état d’ « affolement » qui est pour les horticulteurs la période de la vie de l'espèce qui fournit les nouvelles variétés.
« Parmi les plantes que les mutilations ont mises
dans l'état d'affolement ou déséquilibré du type:
moyen, ur certain nombre présentent
1° Des anomalies tlératologiques, toujours les mêmes, qui surviennent dans les mêmes éspèces quand elles sont accidentellement placées dans les mêmes .conditions exceptionnelles;
2° Des formes ataviques dues aux croisements et aux disjonctions des caractères apportés par la polyhybridation,. car toutes les plantes sur lesquelles les traumatismes. ont agi sont des polyhybrides. Par
D''N va Lao] il 4 PL 1
1 n à ANA gr ' ne SM (a fe (LES VIRE fi RAI * AE Fly né He
la disjonction des caractères s’est opérée dans les rameaux et les
cette action violente, latents anciens bourgeons ‘où ils ont réapparu subitement. Les races nouvelles qui sont stables sont des retours aux ;anciers types, Sur les races pures, le traumatisme n'a jamais produit des variations brusques, nouvelles, héréditaires (Paul Becquerel).
Les résultats obtenus sur les maïs, nias, sur les œnothères, toutes plantes pohybriodes, ont prouvé que le groupement des caractères spécifiques n'a pas été atteint. Comme le déclare M. Bla-
sur les zin-
ringhem, cette mutation serait « la pulvérisation de l'espèce et non le transformisme au sens habituel
du mot ». FxS va,
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Les exemples de déviations des caractères spéeifiques par régénérations irrégulières dans le règne animal se rencontrent dans les groupes capables de bourgeonner où de se multiplier par fragments, tels que les Hydres et les Annélides: ils sont rares chez es Crustacés et les‘Insectes où ils se localisent à la période des mues; les Batraciens à métamorphvses et quelques Reptiles à croissance extrêmement lente en fournissent aussi quelques cas. On les observe pas chez les oiseaux, les mamnifères dont les lissus ont perdu la qualité de se régénérer
après la période embryonnaire. GEeOFFROY-SAINT-
© Hirame et Danbsre n'ont obtenu des résultats qu’ en. À F cour sur des embryons très peu développés ou
\ des œufs en. incubation. «
Chez les mammifères supérieurs, l'être, sitôt parvenu à la période fœtale, ne réagit plus aux muti- w ne lations, celles-ci chez le fœtus comme chez l'adulte A ne se transmettent pas par RÉDÉMME ST OR NT Lo on
; . Is UNy & V8 Er AUSSI chez l'homme, les téralologistes distin- :
guent. de la section, l'éctromélie qui est le manque | de développement d' un ou de plusieurs segments de . PP P
| membre. Gette ectromélie. congénitale, est héréditaire et la. section congénitale un membre ne l'est. d, point. La section peut se produire par bride amnioti- { que ou par circulaire du cordon: On en a marqué les. | fi divers degrés d'intensité : production de sillons plus <:, où moins prononcés sur les membres (Adams, Béaty À … Chiarléoni, Merkel), fractures des membres (Green), ; à amputalions congénitales. Ces altéralions et ces sections ne sont pas héréditaires et n exercent une
e influence sur la progéniture,
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