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he bien ne Les autres avaient les membres poOstérieurs trop courts ou: paralysés.
C’est surtout une diminution du volume VE l’or-
. gane chez les descendants qui a été signalée. On la
trouve dans une obversation de M. Le Herro : En 1900, la jument, Mascarode, six semaines: après avoir été saillie, se contusionna la région orbitaire
gauche; le globe de l'œil s'atrophia. La pouliche
présenta sur le côté gauche de la tête des. lésions ! semblables à celles de la mère et-son œil'gauche
était de dimensions très réduites.
Le physiologiste Maney faisait grand cas de ue observation et il en conserva, en son musée de la Station physiologique du Pare des Princes, l& photographié documentaire.
Darwin rapporle un cas semblable : un: soldat avait perdw l'œil gauche à la suite: d’une: ophtalmie
purulente. Quinze ans après il eut deux fils, tous < \
deux microphtalmes du côté gauche seulement.
: Mason (r880) et Bazpassare (r900) ont recouvu
à l’expérimentation ; ils extirpent la rate à un cout
ple de lapins; les descendants eurent, souvent. une
rate: plus petite que la normale.
CHARRIN, DELAMARRE et Moussu ont eu: des résul-
‘tats semblables. Ils ouvrirent l'abdomen de femel-
les pleines, broyèrent une portion du foie ow du rein, puis refermèrent la plaie. La plupart des :
petits présentaient à leur naissance: de la congeslion,
de l'hémorragie et de la dégénérescence de l'organe
correspondant.
L'action! nt la même que si on avait injecté des extraits d'organes ou cytolysines d'un,animal à un autre de même espèce. Le fœtus avait reçu de la mère les cytolysines produites par l'organe détruit, et les cytolysines avaient causé la dégénérescence des organes semblables.
Ces expériences n'ont, depuis cette one. reçu aucune confirmation. Il serait intéressant de les reprendre.
Certaines mutilations nerveuses bien qu'elles ne ‘soient pas transmises à la descendance, peuvent amener chez elle des-altérations pathologiques. Gel: les-ci se lransmeltent-elles héréditairement ? | Pendant de longues années (de 1869 à 1891), Brown-SiQuARD expérimenta sur des milliers de cobayes, déterminant chez eux, au moyen de lésions \ nerveuses, une forme d'épilepsie qui se transmit aux descendants. Ces cobayes furent rendus épileptiques
par demi-section transversale, de la moelle épinière,
as ou par section du nerf sciatique, ou par amputa- N j tion de la cuisse : les attaques qui se produisirent NE ï quelque temps après l'opération persistèrent au Mori plus pendant quelques mois, ces attaques duraient
+7 quelques minules pendant lesquelles l'animal était , inconscient et convulsé, elles étaient provoquées par une irrilalion légère d’une aire de la peau, sur la
if
. face et le cou, du côté ou on avait coupé le sciati-
que.
Outre l’épilepsie, les descendants de mutilés
peuvent présenter des altérations. organiques : trois
eurent l'œil altéré à la suite d’une section transversale des corps restiformes ; et, plus des deux tiers des descendants de ces cobayes présentèrent des alté-
rations variées des yeux, opacité de la cornée, cata-
racte, glaucomée et même résorption de l'œil.
L. CuÉNoT rappelle ‘encore : l'exophtalmie qui apparut et persista pendant Six générations chez les descendants des cobayes ayant de la protrusion de l'œil à la suite de la piqûre des corps restiformes ; l'absence de deux doigts postérieurs chez un jeune cobaye épileptique né de parents qui avaient subi l'arrachement d'un nerf grand sciatique, opération à la suite de laquelle ils avaient rongé leurs deux
doigts externes privés de nerfs ; la chute de la pau-
pière supérieure chez des cobayes nés de parents
chez lesquels cet état des paupières avait été provo- qué par l’ablation du ganglion cervical supérieur,
etes. etc.
BrRoww-SéQuARD et ses assistants n'ont donné de
leurs expériences que des comples rendus assez va-
. gues, de sorte qu'il plane ün doute sur leur authen:
ticité (Cuénor). À > ‘Pourtant, elles furent longilemps citées comme ‘définitives, d'ailleurs Westrnaz en 1871, OBer-
STEINER en 1875, Dupuy en 1890, ROMANES en 189b,
confirmèrent par de nouvelles expérmences, cette théorie de l’hérédité de l’épilepsie.
WBISSMANN, si opposé à toute hérédité des caractères acquis, ne faisail qu'une objection théorique el sans valeur : l’épilepsie peut être une maladie microbienne inoculée taux maremts à sciatique coupé et
transmise ‘aux enfants. é
. Norsix et PreroN pensaient à la production chez les opérés d'une toxine qui influence les cellules sexuelles ? <
La réalité même de ces expériences ne fut contestée qu'en 1905 par SOMMER, qui présenta des observations qui Ja mettaient en doute. En, 1910,
| MN. Apam WRzOSEKk et ADOLF. Macresza arrivèrent aux mêmes conclusions. Leurs expériences furent faites sur 108 cobayes, dont ils coupèrent le nerf scialique, soit d'un ou des deux côlés, suivant trois méthodes différentes. 78 survécurent ; tous, lorsqu’ on exoitait certaines parties de la peau du cou ou de la face avaient des crises d épilepsie, incomplètes peu après l'opération, complètes un peu plus lard. Ces cobayes furent accouplés, soit à des’ cobay es femelles saines, soit à des cobayes également rendus épileptiques ; 17 de ces derniers couples seulement engendrèrent des petits, ce qui prouverait que la femelle, rendue épileptique, peut rarement concevoir. Sur les 112 petits qui en naquirent, 30 moururent peu ‘après leur naïssance. Les observations ont
porté sur 82 petits de cobayes rendus épileptiques. Il'a été impossible de provoquer une crise d'épilep-
sie « complète » chez aucun de ces petits issus de | cobayes rendus épileptiques. : : A . Cher 53, il fut possible de provoquer des crises «incomplètes » légères ou assez violentes, mais tou- jours courtes ; ; ces crises diminuaient et disparais- 1e saient à mesure que le petit grandissait, Chez cer. tains, la crise incomplète resta un accident unique. :H ne convient pas, d’ailleurs, d° attacher trop grande importance à ces crises incomplètes, car les auteurs provoquèrent également chez 8 petits normaux sur 17 issus de cebayes sains, des crises incomplètes qui
ne sont donc pas, comme l’assure BRowvx- SÉQUARD “: E un réflexe exceptionnel. Ge fait montre que dans 18 2 question de l'hérédité, seules les crises complètes
sont dignes de retenir l'attention. * | Tout ce qu'on peut affirmer est que la descendance des cobayes ainsi épileptiques, est mal venue. Sur 32 cobayes issus de parents épileptiques, OBrr- STRINER comple 11 malingres, 3 avec maladies des 3e ce yeux; etc... Ù NN OC FACE aux malformations des nie posté-.
rieurs fréquentes chez lés souris à sciatique ‘résé- : qué, elles ne sont pas non plus transmissibles, ét s'il apparaît parfois un sujet privé d’un doigt, lanomalie a-même fréquence chez les HSPeR ONE de parents ER
non SRSTÉE
un ‘Un chien mutilé de ses membres antérieurs, S ‘ha- * bitue à progresser au. moyen de sauts petits, péni-. bles, avortés, c’est l'ébauche très imparfaite du saut. du kangourou. ‘Hi saute’bien plus mal que Je chien . normal pourvu de : ses res pattes. : il réalise.
LE
| salés dans ke saut. De se sa station habituelle est la position assise, Ces Spécialisations. produisent
musculaires amènent des modifications osseuses.
‘ces modifications musculaires et osseuses chez des chiens ‘nouveau -nés,/ qu'il amputait des membres antérieurs, puis sacrifiait quand ils avaient achevé. : leur croissance. Leur tibia était Pipe At ne A
plus long qu'à l'état normal, par rapport. au fémur : Son indice passail de 95 sur le sujet normal AUTOE.
de grande amplitude. se . NAY ont éludié le squelette d’une chienne ectromèle, -
tions et la forme des os des membres postérieurs. EL
pure SHOT aN PA EUN à Es
(des différences dans le poids relatif et la longueur | ‘des fibres rouges des muscles, et ces modifications
Ernesr Fur, en 1907, ‘a étudié minutieusement
. Certains muscles s'étaient hypertrophiés, d’autres = atrophiés, certains autres avaient augmenté Ja longueur de leurs fibres musculaires, notamment les ?, gastro-enéniens, sous l'influence des mouvements : En 1911, les Docteurs Félix REGxaULT et Lee ci
: et observé les mêmes changements dans les es |
i LS
Le Docièur: Fe NAUËT out: « Les changenents sont minimes ; leur constatation n'en à pas moitis une grande portée philosophique. Il faudrait appapores reiller deux chiens ectromèles: car les difformités £ congénitales, à à l'inverse des multilations, sont hau-
tement héréditaires. Peut- être alors les modifications =
assise et par la fonction du. saut se transmettraient-
KUEN a
pendant plusieurs générations, arriverait-on à pro- | duire des chiens kangourous ? » L'expérience eût mé- P
| rité d'être faite. ue 4: M. Anruony, professeur d'anatomie au Muséum
en fit une en sens opposé : Il rechercha si les carac-
lères acquis! indirectement à la suite de mutilation, ‘se. transmetlaient par “hérédité. Al coupa les. pattes
. antérieures des rats nouveau-nés durant plusieurs * générations, les éleva, et croisa inter se les rats ainsi mutilés. Non seulement les pattes antérieures se for-
Le mèrent. sans aucün changement dans las portées! ET successives, - mais les pattes postérieures restèrent.
: identiques. Pourtant elles is’étaient hypertrophiées chez les parents mutilés.
: Cet échec n'a rien d'étonnant. Les multilalions ne son! pas héréditaires, et les hypertrophies musculaïif res qui résultent d'un excès de fonctionnement ne le DA | sopt pas davantage; on n'a pas encore vu. lhyper- trephie d’un muscle d'origine professionnelle ou à la suite d’une mutilation ou d'une infirmité se trans-
mettre aux descendants.
+ elles aux rejetons et, en continuant celte expérience
‘produites dans les membres DORE par l'attitude
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