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ple, faire disparaître les causes d’insalubrité de leurs maisons.
Ailleurs, à la Plaine-Saint-Denis, des plaintes ont été adressées à la municipalité sur l’extrême insalubrité de beaucoup de logements ouvriers.
L'inspectrice va maintenant s'occuper de l’alimentation du nouveau-né. Elle s’efforce de faire comprendre à la mère l'importance de l'allaitement au sein. Elle lui montre les difficultés et les dangers de l'allaitement artificiel.
Elle lui rappelle qu’une prime de 10 francs lui sera accordée lorsqu'elle aura allaité elle-même son enfant pendant les quatre premières semaines.
Lorsque des difficultés insurmontables s'opposent à l’allaitement maternel : grand état de faiblesse de la mère, nécessité absolue pour elle de travailler à l’u-
sine, etc., c’est l'inspectrice quicontribuera à guider la
Jeune mère, à lui montrer comment elle doit pratiquer l'allaitement artificiel. Elle lui laissera des « Instructions pour l’allaitement » rédigées par les soins de la société. |
Sans doute, ces mesures peuvent paraître bien insuffisantes et nous pourrions répéter avec le D' Ch. Devé (1): | Hi
« Ces prospectus vous rappellent trop ces publi-
Ch. Devé. Réflexions critiques sur la puériculiure, p- ÔI. Th., Paris, 1903.
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cations à bon marché qui traitent de l’acte de se guérir soi-même. Seraient-elles même bien faites qu’elles n’en seraient que plus dangereuses. Chacun aurait la prétention de devenir son propre médecin ou le médecin des autres au grand détriment de la santé publique. Nous sommes intimement persuadé quel’alimentation des enfants ne sera jamais si bien dirigée que par le médecin lui-même. Il y a nécessité absolue à ce qu'on lui présente l'enfant à tous les instants de sa vie. » |
C'est pour se conformer à ces principes que la société a créé des Consultations de nourrissons dans la plupart de ses sections.
L’inspectrice va aussi pourvoir à la layette du nouveau-né. Combien de fois aura-t-elle à vaincre les hésitations de la mère qui hésite à lui montrer son dénuement et sa misère! Beaucoup n'ont point de langes ni de vêtements pour leurs enfants.
La Section de Clignancourt a, la première, songé à faire des prêts de linge aux socictaires. Son exemple s’est maintenant presque généralisé.
Enfin l’accouchée peut être sans parents, sans entourage capable de lui porter secours. Il lui est fourni gratuitement, sur le rapport de l’inspectrice, une garde-malade qui lui donne ses soins.
Par suite d’une entente avec la Mutualité Maternelle, le Syndicat des infirmiers et infirmières mutualistes de Paris a eu la générosité de créer un vérita-
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ble service de garde gratuite pour les accouchées. Il envoie, sur la demande de l'inspectrice, un de ses membres au domicile de l’accouchée. Cette gardemalade va trois heures chaque jour soigner la mère et le nourrisson, au besoin elle vaque aux soins du ménage, prépare le repas du mari et des enfants, en un mot supplée la mère dans ses fonctions domestiques et lui permet de prendre complètement le repos qui lui est nécessaire.
Dans certaines sections enfin, des secours en aliments sont distribués aux mères nécessiteuses.
Nous voyons donc combien est étendu le rôle de bienfaisance que l’inspectrice remplit auprès ‘des mères quise sont confiées à la Mutualité maternelle.
La lecture de deux rapports d’inspectrices pris au hasard nous montre avec quel zèle ces femmes charitables, au sens le plus élevé du mot, s’acquittent de leur importante mission. (Voir les deux rapports ci-contre).
Les autres visites sont faites par l’inspectrice de la section qui remet en même temps les deuxième et troisième indemnités, égales à la première. Rappelons que les extra-statutaires ne touchent qu’une indemnité moyenne de quinze francs.
Ces visites, qui sont surtout faites pour s'assurer que la sociétaire n’a pas repris son travail, peuvent être renouvelées si l’état de la mère ou de l’enfant nécessite des soins particuliers.
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