Ch. Devé.Th, 1903. Réflexions sur lapuériculture, p
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Mais ce ne sont pas les seuls avantages de ces consultations ; il s'établit grâce à elles une émulation entre les mères :
« Quand on réunit à jour fixe, un certain nombre de mères avec leurs enfants, il s'établit forcément des comparaisons et il naît une émulation à laquelle il serait injuste de ne pas faire une part dans les résultats obtenus. »
Le sevrage prématuré peut être encore facilement empêché, du moins le plus souvent retardé.
En surveillant régulièrement la courbe de poids, le médecin pourra surprendre dès le début le plus petit incident qui survient dans l’état de l'enfant.
Au moindre ralentissement d’accroissement, à la plus légère diminution de poids, on pourra soupçonner une faute de la mère dans le régime de son enfant, l’insuflisance ou l'excès du lait maternel, etc.
Ainsi pourront être prévenues et évitées la gastroentérite, la diarrhée, les dyspepsies infantiles, et d’une façon générale les innombrables affections qui sont si souvent chez l’enfant dues à une mauvaise alimentation.
La Mutualité maternelle ne se contente pas de répéter aux mères les paroles si justes du professeur Budin (1): « Allez avec votre enfant à tel endroit, on
1. Chavanne. L’'Obstétrique, 1, 1896. « Une année de consultation rue du Chemin-Vert ».
Me mere
le pèsera tous les huit ou quinze jours et vous saurez s’il va bien ; s’il n’en est pas ainsi on vous donnera les conseils médicaux nécessaires » (1). Pour être plus certaine que les paroles du maitre soient entendues, elle a accordé à toute participante venue au dispensaire une fois pendant sa grossesse et au moins une fois toutes les trois semaines, une prime de 5 francs au bout de six mois, et une autre de 10 francs au bout de quinze.
Les rapports annuels de quelques-unes des sections de Paris et du département de la Seine vont nous montrer comment ces règles ont été suivies et quels résultats elles ont permis d’obtenir.