‹ Les Mutualités MaternellesChapitre 28 sur 62 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

L'accouchement a été fait par la sage-femme de la mairie, très long et à la suite il ya eu hémorragie, cette femme est épuisée et très faible. L'enfant va bien, il est assez fort. Il. y a deux chambres au premier assez grandes, très simplement meublées, assez propres ; le linge de la femme est propre, mais les enfants ne sont pas propres, la personne qui est là pour s’en occuper ne paraît pas très soigneuse, loyer 180 francs. Cette femme a été obligée de quitter son travail il y a deux mois, elle travaillait à la bougie ; mais, trop fatiguée, elle est rentrée à l'hôpital Saint-Denis, elle y est restée un mois ra a eu un commencement

de fièvre typhoïde et elle ne paraît pas remise, elle aurait besoin de fortifiants.

(La dame visiteuse de la Section dans une visite a trouvé cette femme tellement faible

qu’elle a dû lui faire donner quelques aliments réconfortants : elle mourait dei faim. Son

enfant au sein n'avait pas de lait pour se nourfir. — Après une semaine cette mère a été remise sur pied et au bout de trois semaines son enfant a progressé, et elle-même est tout à fait remise.) "

J'ai visité cette famille malheureuse, j'ai trouvé les enfants en bonne santé, la mère fort anémiée quoique vaillante, mais la misère est réelle ; je fais des démarches auprès de M. l'Ingénieur dont dépend le mari à la Compagnie du Nord (ateliers des roues du Landy)

Dr Huquexr.

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La quatrième semaine d'indemnité est touchée par l’accouchée au siège social ; une prime d'allaitement de 10 francs lui est accordée lorsqu'elle allaite ellemême, ce qu'on constate en lui faisant donner le sein à l'enfant.

Les accouchées, qui, sans motifs valables et acceptés par le Conseil d'administration, retourneraient au travail avant l'expiration des quatre semaines, sont privées de toute indemnité à partir du jour où le travail aura commencé (art. 22).

Mais le rôle de la Mutualité maternelle n’est pas encore terminé ; elle a voulu continuer sa sollicitude aux enfants dont elle avait protégé la naissance. Obéissant aux principes qu'ont édictés le professeur Budin et ses élèves, elle a fondé, au siège social, un dispensaire pour Consultations de femmes enceintes et Consultations de nourrissons, et dans la plupart des sections des organisations analogues fonctionnent ou sont en formation.

Dans les Consultations de nourrissons, les mères recevront des conseils sur l'hygiène générale de leurs enfants (mode d’habillement, bains, propreté corporelle) et surtout sur l'hygiène spéciale, c’est-à-dire alimentaire, (nombre, durée, intervalle des tétées, lait à employer, façon de le donner, quantité à prendre, facon de procéder au sevrage) : on peut assurer

qu’on ne prodiguera jamais trop ces conseils (1).

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