Bachimont. Thèse, Paris
par le surcroît de travail qu’il donne aux grands viscères de l’organisme. »
Thiroux demande le même temps.
Mais encore faut-il pendant toute cette période assurer la subsistance de la mère.
Les difficultés financières insurmontables qu’amènerait la solution aussi complète de ce problème ont amené les sociologues que cette question préoccupe à se contenter d’une période de repos de un mois et même de deux semaines.
MM. Franck, Keiïffer et Maingie proposent que l’ouvrière cesse « tout travail deux cent soixante-cinq jours après les dernières règles observées. Elle aura dans ces conditions le plus de chances de trouver un repos de quinze jours en moyenne » (1).
Ces auteurs ne doutent pas que ce but ne soil atteint par & un système d’aide mutuelle qui à la fois protège la femme en garantissant sa dignité, et sauve l’enfant ».
M. Foubert euntrevoit cet avenir dans son rapport au Congrès d'hygiène sociale d'Arras en 1904: & Ce sera alors la mutualité maternelle, obligatoire, c’està-dire l’assistance à la mère avant la grossesse diminuant le nombre si considérable des mort-nés et des non viables ».
Mais cet avenir est-il réalisable ?
1. Franck, Keiffer et Maingie : L'Assurance maternelle, p. 31-34.