‹ Les Mutualités MaternellesChapitre 61 sur 62 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La Conférence de Berlin (1890) avait demanaé le repos obligatoire des femmes quatre semaines après l'accouchement. Plusieurs Etats étrangers ont cherché à réaliser ce vœu. tandis qu'on ne faisait rien en France.

II. — Les Mutualités maternelles, dues à une initiative privée, donnent une solution de ce grand problème d'hygiène sociale.

Ce sont des sociétés de secours mutuels: tous leurs membres participants versent une cotisation.

Ce sont en outre des sociétés de charité et de bienfaisance ; la plus grande partie de leurs ressources sont fournies par les membres honoraires, fondateurs et bienfaiteurs.

IT. — Fondée en 1891 à Paris par MM. Poussineau et Brylinski avec les trois Chambres syndicales de la Couture, de la Passementerie et de la Broderie, la Mutualité maternelle de Paris, étend depuis deux ans son action à tout le département de la Seine, et les résultats déjà acquis sont une preuve convaincante de l’excellence de l’œuvre.

IV. — Son fonctionnement a été très simplifié et perfectionné par la création de sections autonomes dans chaque arrondissement ou commune, lé siège social n'ayant à s'occuper que de l’encaissement des

cotisations et dons, et de la répartition des secours.

V.— Pour parfaire son œuvre, la Mutualité maternelle de Paris a créé des services de garde pour remplacer dans son ménage la mère alitée, et, sous l'inspiration du professeur Budin, des Consultations de nourrissons dans toutes ses sections.

VI. — Grâce au repos de la mère, à la direction de l'alimentation, à la forte proportion (90 0/0) de l’allaitement au sein maternel, la mortalité infantile a été réduite de 18 à 6 0/0 et moins, pendant la première année de l’enfant.

VII. — La Mutualité maternelle a encore pour effet de développer l'esprit de prévoyance et les sentiments de solidarité dans le peuple, de répandre chez lui des notions d'hygiène, et de faciliter le rapprochement des classes par les femmes sur le terrain commun de la maternité. |

VIII. — Cette œuvre peut donner d'aussi bons résultats dans les petites communes que dans les grands centres, ainsi que le prouve l'exemple de Dammarie-les-Lys, où une Mutualilé maternelle est fondée depuis plus de dix ans, et où la mortalité infantile parmi les mutualistes esl moindre que les dans les classes aisées.

IX. — D'autres mutualités ont été fondées à Lille, Vienne (Isère), Roubaix, etc., et donnent d'aussi excellents résultats.

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