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ACTION PATHOGÈNE EXPÉRIMENTALE

L’Aspergillus fumigatus, inoculé à l’animal, est très pathogène pour le lapin, le cobaye. En injection intraveineuse, une culture de 2 cmc. en liquide de Raulin tue le pigeon en trois jours.

Parmi les champignons rencontrés beaucoup plus rarement que lAspergillus, signalons : l’otomyces purpureus, caractérisé par un mycelium très fin, des basides larges cependant, à double contour, des spores plus grosses que celles de l’As-

pergillus.

Pis

Le Penicillium bicolor trouvé par Motta en Italie (1925). Ce champignon possède un mycelium abondant, donnant des conidies et des périthèces à l'intérieur desquels se forment, après une période de repos, des asques et des spores. Asques ovoïdes ou piriformes, renfermant huit spores allongées avec deux extrémités accuminées. Les hyphes conidiennes en sont plus ou moins richement ramifiées dans leur tiers supérieur à rameaux verticillés, ter. minés par un long chapelet de conidies globuleuses (Gedoelst).

Le stérigmatocystis nigra (Cramer, 1859) que l’on n'a signalé que très rarement. Notre Maitre le *D' Ramadier, l’a rencontré une seule fois chez une de ses malades, dont nous rapportons plus loin l'observation, par là même précieuse.

Ce champignon se présente avec un mycélium incolore, des conidiophores ayant souvent plus d’un millimètre de longueur, bruns à leur extrémité renflée : il comporte des phalides de premier ordre portant des phalides de second ordre, pourvues de chapelet de conidies brun noir, conidies globuleuses de 3,9 à 4,5 y de diamètre. Les périthèces sont globuleux, de 500 à 1.500 » de diamètre entourés d’un lacis de filaments (Brumpt).

En 1888, Borzi a isclé dans le conduit auditif d’un homme à Messine, le genre Bargellinia Monospora, qui appartient à la famille des Gymnoascés (Ascomycètes).

Ce sont des champignons individualisés par un

Us AS

périthèce en forme de petite masse sphérique plus ou moins floconneuse, dont la paroi est formée de filaments lâchement enchevêtrés, souvent diftérenciés, mais ne formant jamais de membrane véritable, Les asques naissent sur les prolongements internes des filaments qui constituent les parois du périthèce. Ils sont latéraux, subsphériques et renferment huit spores unicellulaires. Bargellinia monospora possède une forme secondaire, dite conidienne, de reproduction, qui peut servir à en diagnostiquer l'espèce avec le même degré de précision que la forme parfaite (Matruchot et Dassonville).

Malgré nos recherches, nous n’avons pas vu signaler d’ascomycètes exoascès parmi les hôtes de l'oreille.

Hückel, Siebenmann, Graham sont les seuls à signaler l’espèce Lichtheimia corymbifera, de la famille des Mucoracés (Phycomycètes). Un thalle gris argent, ne présentant de cloisons transversales qu’au point de formation des organes reproducteurs, des œufs formés par deux cellules semblables (isogamie), des sporanges, un mycelium avec ou sans rhizoïde, un pédoncule sporangifère terminé par une apophyse en entonnoir caractérisent ce parasite.

Hyphomycètes.

Dans l’ordre des Hyphomycètes, champignons à thalle filamenteux et semblant se reproduire exclu-

Lun. DE mem sivement par des conidies, on a signalé trois espèces responsables d’inflammation du conduit auditif.

D'abord, le, trichophyton tonsurans aurait été en cause dans des cas observés par Lubet-Barbon, Bar, Majocchi et Sabouraud.

Ensuite, l’Alternaria tenuis trouvé par Motta en

Enfin le Monilia rhoï ; c’est un champignon à mycelium cloisonné, dont les conidiophores dressés, grêles, épars ou en grappes serrées, émettent à leur sommet une chaïînette de conidies grosses, ovoïdes, inégales. Ce parasite donne des cultures d’un jaune crémeux sur les milieux solides, et a été décelé par Castellani en 1909, à Ceylan, où il formait dans l'oreille d’un sujet de petites masses blanches, floconneuses et mélangées au cérumen.

On a rencontré également des otomycoses à Tricothecium roseum signalées par Lincke, Bezold, Stendener ; à otomyces Hageni, qui possède des conidies vertes (Hagen), à Aescophora elegans (Troeltsch).

La question des botryomycoses de l'oreille.

Maurin, dans sa thèse de Toulouse (1903) classait parmi les myceliums responsables de l'infection du conduit auditif, le Botryomyces, qui produirait de petites tumeurs, du volume d’un grain de café,

généralement pédiculées tendant à s'ulcérer et à

saigner, ne causant aucune does généralisation ni récidive. En réalité, ces tumeurs ne sont pas dés botryomycomes, mais des granulomes télangiectasiques, sans étiologie parasitaire, comme l'a montré Legroux dans sa thèse. Elles doivent donc disparaître de l'étude des otomycoses.

Les otomycoses secondaires.

L'actinomycose peut enfin se localiser au niveau de l'oreille. Rappelons brièvement que l’Actinomyces, de la classe des Dyscomyces pourvus de massues, possède un élément constitutif caractéristique : le grain jaune.

Le parasite vit sur les tiges de graminées, la paille, le foin.

Introduit dans l'organisme, le plus souvent par inoculation directe, il y détermine soit un proces-

sus d’inflammation chronique sans suppuration,

témoins ces volumineuses tumeurs des maxillaires,

soit des abcès à évolution subaigué : c’est ainsi qu’au niveau du conduit auditif, l’actinomycose simule une otorrhée banale. Mais la caractéristique de cette actinomycose otitique est d’être constamment secondaire à l'atteinte primitive d’une région voisine (actinomycose cervico-faciale) ; nous ne nous y arré-

terons pas plus longuement.

4 A mn à

On voit. done, par. cet exposé bactériologique,

. richesse et quelle variété montre la flore

te de l'oreille. Bar, en indiquant la notion re

des otomycoses associées (coexistence 4 un. mycone avec un microbe pathogène banal, qui rend le Has plus résistant), a complété cette classifica-

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