‹ Les Myéloses Agranulocytaires par le StovarsolChapitre 13 sur 28 · I. — Les cas à évolution favorable (TIT, V, et XII · texte numérisé non relu

I. — Les cas à évolution favorable (TIT, V, et XII

Le chiffre leucocytaire total était nettement et progressivement croissant. Partant de 2 000, de 3 000 et de 1 600, il fallut néanmoins 5 mois pour revenir à un taux normal

dans les deux premiers cas, un mois seulement dans le troisième.

La courbe des polynucléaires suivit la même progression ascendante, et, précédant la guérison, les éosinophiles réapparurent dans 1 sang dans 2 cas (obs. V avec 3% d’éosinophiles, obs. XII avec 7 %).

La courbe des éléments mononucléés, aussi bien lymphocytes que monocytes, baissa au fur et à mesure que se multipliaient les polynucléaires, confirmant par là que leur quantité totale subit peu de variation.

Quant aux globules rouges, deux fois (obs. III et V) il y avait au départ une anémie qui se répara progressivement

re

et complètement ; une fois (obs. XIT) le chiffre des globules

rouges resta normal d’un bout à l’autre de l’évolution. Enfin les plaquettes, dans deux cas sur trois, augmen-

tèrent régulièrement de nombre. |

IT. — Les cas d'évolution mortelle (VI, VII, X, XI et XIIT.

Dans ces cinq cas, la quantité globale des leucocytes resta

presque inchangée durant toute l’évolution.

Quatre fois sur cinq le taux des polynucléaires baissa progressivement, une fois 1l y eut une ébauche de réparation vite déçue. L’éosinophilie fut nulle de façon constante avec épisodiquement un taux de 4 %,.

En contre-partie les courbes des éléments mononucléés étaient ascendantes ; celles des monocytes, en particulier, avec 3 fois sur 5 une diminution rapide précédant la mort.

Les globules rouges varient peu; on n’enregistre pas de différence, du début à la fin, de plus de 500 000 à 1 000 000 ; et cette chute, quand elle existe, est tardive et précède de peu la mort.

Quant aux plaquettes elles ont toujours disparu.

Tels sont, dans les grandes lignes, les caractères dominants de cette évolution, relativement rapide dans les cas mortels, souvent longue et traînante au contraire pour une restauration complète, et qui, d’autre part, fait preuve d’une indépendance assez grande et quelque peu décevante à l'égard des traitements appliqués.

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