‹ Les Myéloses Agranulocytaires par le StovarsolChapitre 12 sur 28 · ÉVOLUTION ET PRONOSTIC · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION ET PRONOSTIC

ÉVOLUTION Dégur.

Un premier point à préciser est la date de début par rapport au traitement stovarsolique. La confrontation de 11 observations où ces dates sont indiquées permet de constater que sur ce point aucune règle ne peut être donnée, les premières manifestations cliniques étant apparues dans un délai de 6 jours à 2 mois après le début du traitement : 4 fois au cours de ce traitement, 7 fois dans les 5 jours à un mois et demi qui ont suivi son arrêt.

Donc, dans un délai imprévisible après le début du traitement stovarsolique, vont survenir les premières manifestations témoignant de l’atteinte des éléments hématopoiétiques et qui motiveront l'examen sanguin.

Ces symptômes initiaux, comment se manifestent-ils en général?

I. — Dans le tiers des cas le début fut brutal, en pleine santé apparente, marqué par une élévation thermique à 390- 400, une dépression intense, souvent du purpura, des gingivorragies, une angine.

IT — Dans la moitié des cas il fut plus progressif et c’est

une à ue semaines que se constitua le ble clinique. Le plus souvent le premier symptôme est une asthénie | D et vite considérable. A

© Simultanément ou peu de jours après, apparaît: une érup-

ee 2 tion. Purpurique, d’abord discrète, puis qui s'étend, s’accom- | pagne de gmgivorragies, de fièvre, de dysphagie, de pâleur ;

et, ainsi chaque jour le tableau s éneichir.

III. — D'autres fois quelques symptômes discrets avaient marqué le début (petité éruption purpurique, pâleur, fatigue, fébricule) et tout serait peut-être rentré dans l’ordre si une reprise malheureuse du traitement stovarsolique n'avait déclenché une accentuation brutale de ces manifestations (en particulier obs. VI et IIX).

Tels sont les troubles de début. Leur groupement : purpura, gingivorragies, asthénie, syndrôme imfectieux avec angine et fièvre, sera vite assez caractéristique pour inciter à un examen sanguin. Cette première numération qui va confirmer le diagnostic soupçonné, nous l’a avons déjà étudiée au chapitre précédent.

ÉvoLurron.

Cliniquement, l’évolution ne présente rien de bien particulier. Les phénomènes bucco-pharyngés persistent en général. Le syndrôme hémorragique se complète ou s’atténue suivant les cas et l’issue de la maladie. Dans les cas d’évolution mortelle l’anémie s’installe parfois avec un certain retard et s’exagère à l'approche de la mort.

Les phénomènes infectieux sont capricieux, la température dessine une courbe discontinue avec des chutes et des reprises brutales, à l’origine desquelles on ne trouve souvent aucune cause évidente ; mais parfois cependant :

— un piebile infectieux local : rcprise. ni. l’angine,

furoncle, abcès aux points d'injection (obs. VI et X), otite =

(obs. IIT) ; |

— une infection générale ; et la tombes here la rapidité du pouls, la prostration, la sécheresse de la langue, les urines rares, le facies excavé, l’état général qui décline brusquement, font présumer, malgré une hémoculture souvent négative, une septicémie qui, dans bon nombre de cas, sera le prélude à une issue fatale.

Les examens sanguins, mieux que la symptomatologie clinique, permettront de suivre les étapes évolutives. Huit observations : III, V, VI, VII, X, XI, XII et XIII, sont assez riches en numérations pour qu’on puisse étudier les courbes évolutives des différents éléments figurés du sang.

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