CONCLUSIONS
Les myéloses stovarsoliques sont des accidents extrémement rares.
Elles n’ont rien, cliniquement et hématologiquement, qui les distingue des autres agranulocytoses médicamenteuses, si ce nest, peut-être, les accidents hémorragiques dont l’importance et la fréquence tranchent sur la relative insignifiance de l’anémie.
Ce sont aussi des accidents particulièrement graves puisque leur terme est la mort dans 70 % des cas.
Du point de vue étiologique, il ne revient au Stovarsol sodique que la faible proportion de 7,5 % des cas. C’est là, d’ailleurs, un fait curieux. D’autre part, l'existence même de ces agranulocytoses par un arsenical pentavalent réduit le rôle du radical benzène auquel beaucoup de torts étaient donnés.
Du point de vue pathogénique, c’est au terrain allergique et intolérant que nous faisons appel pour expliquer la sensibilité au Stovarsol de ces malades, une fois sur deux d’ailleurs spécifiquement sensibilisés par des cures antérieures. Mais la labilité latente de leur système sanguiformateur réclame d’autres arguments : carence en vitamines, déficiences hormonales, prédisposition organique.
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Le traitement ne se distingue par rien d’original appartenant en propre au Stovarsol, mais le point sur lequel nous insisterons le plus fortement à la fin de ce travail concerne la prévention de ces accidents : Ù
— D'une part se refuser aux équations trop simplistes telles que : diarrhée chronique — Stovarsol et ne réserver ce traitement, d’ailleurs excellent, qu'aux cas qui en relèvent de façon légitime ; S
— D'autre part se limiter à des doses inférieures à celles considérées comme classiques, en ne donnant que 5 à 10 centugrammes par jour, doses d’une efficacité par ailleurs certaine ;
— Soumettre les malades ainsi traités à une surveillance médicale soigneuse, comportant en particulier des examens sanguins, et, redoubler de précautions si on a la connaissance d’une cure antérieure.