‹ Les Myéloses Agranulocytaires par le StovarsolChapitre 25 sur 28 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Sur les 13 observations que nous reproduisons ici : — les 12 premières, classées chronologiquement, concernent les cas survenus au coûrs de traitement par la bouche, — la treizième par le Stovarsol sodique en injection.

nee OBserv. L. — Jntoxication par le Stovarsol au cours d’un traitement (résumée) d’entérite à Trichomonas.-Corman. (Il n’est pas question

ici d’ « agranulocytose », néanmoins, l’existence d’un syndrôme hémorragique autorise à tenir compte de cette observation.) Après cinq jours de traitement à raison de 75 cgr. de Stovarsol par jour, apparaissent :

— fièvre, ictère, vomissements, et, le jour suivant : — hémorragies gingivales et nasales, torpeur. Hémoculture négative. Mort deux jours après, et, à l’autopsie : piqueté hémorragique sur l'intestin.

Osserv, Il. — Agranulocytose par le Spirocide au cours d’une angine (résumée) lymphocytémique. Haberfeld et Rudolph.

Jeune fille de 18 ans, fièvre, asthénie, angine éphémère, adénopathie cervicale, légère splénomégalie et dans le sang : hyperleucocytose avec mononucléose surtout lymphocytaire.

On fait le diagnostic d’angine lymphocytaire et on prescrit du Spirocide.

Osserv = lL —

(résumée)

dr

À la troisième semaine la température tombe à 3705 et la malade se sent mieux.

On arrête le traitement vers la sixième semaine, ce qui représente en tout 19 comprimés de Spirocide.

A la septième semaine, 5 jours après la cessation du traitement, la température monte à 40°, avec dépression et angine légère, et un examen de sang montre une agranulocytose complète.

Cependant la guérison est obtenue en quelques Jours. :

À titre d'expérience on redonna 2 comprimés de Spirocide à cette malade et, en quelques heures survinrent : frissons, température à 3905, pouls à 140, tous phénomènes qui ne furent qu’éphémères mais confirmèrent la particulière sensibilité de cette malade à l’égard de ce médicament.

Anémie aplastique consécutive à un traitement par le Stovarsol. Smith et Lyon. =

Antécédents familiaux : père syplulitique : 2 frères, 2 sœurs dont une morte de cause inconnue. Aucune tare sanguine familiale.

Histoire personnelle :

En août 1932, à 6 ans, BW positif pour lequel un traitement est institué dès novembre 1932 : 10 injections de Bismuth suivies de 6 injections de Neoarsphenamine.

Le 28 décembre 1932 on commence un traitement par le Stovarsol :

1/4 de tablette 1 fois par jour pendant 1 semaine.

1/2 se

Chaque tablette — 0 gr. 25 de Stovarsol, en tout 14 gr.

Un

Repos d’un mois entre chaque série, en tout 4 séries, la dernière étant terminée le 17/9/33.

Une numération globulaire faite au cours de cette dernière série avait donné : 3 440 000 hématies avec 64 % d’hémoglobine.

Le 3 novembre 1933 : fracture de la main droite dans un accident de voiture ; il apparaît alors une ecchymose hors de proportion et particulièrement tendue.

Le 6 novembre : frisson, pâleur et élévation de la température qui reste pendant une semaine entre 98 et

104F. ; Le 10 novembre : furoncle sur joue gauche.

Le 14 novembre : vomissement et état semi-comateux qui motivent son entrée à l’hôpital.

Examen Purpura sur l’abdomen, les extrémités et principalement dans la région de la contusion.

Quelques hémorragies des gencives.

Plaque de nécrose sur la face interne de la joue gauche et sur l’amygdale gauche.

Quelques ganglions modérément hypertrophiés.

L’examen du cœur, d’autre part, a montré l’existence d’un thrill à la pointe et d’un murmure systolique de la pointe donnant l'impression d’une ébauche de galop.

Numération des 24 premières heures :

Globules-ronges. rs ms ere 980 000 Hémoslobiné se PR Pre 179% Coble DRE E eiene 2 000 LVADODE NE nie deu TD MONDE) TS PRE nee cm eue 1009 POIVRE OR ne dise 1% OT Man in ei ra A Coll dé trnsition rire une AE 3% —indétérminées ..:.....,.,.,, 42 PART Me RS er da res ue 0%

Temps de coagulation : 6 minutes 1/2.

Temps de saignement : très prolongé.

Autres examens :

Hémoculture : négative.

Urines : ni sucre, ni albumine, ni sang: présence d’acétone.

Électrocardiogramme : signes de An déridite diffuse.

Évolution :

Le 20/11 numération :

Globules rouges. ....... DÉS rate 3 285 000 Hémoglobine :.:.::.4,7 RAS e normal Pol nette te tee 120 EYmphoe test mr ist 1908 Mon He NE ce eue DS moe tes nine. 65% RÉTICUIOG SR TEL tente SEA Plaquettes ess Se 0%

Les poly. neutro. ont quelques formes anormales avec granulations toxiques et vacuolisation.

Le 23/11 examen de moelle tibiale (en section dans paraffine) : grande prépondérance du tissu graisseux avec très peu de cellules sanguines, celles-e1 surtout de la série lymphoiïde. En tout sur une section 2 normablastes, aucun mégacaryocytes, quelques polynucléaires dégénérés.

Le 24/11 : hémorragies des gencives, le temps de saignement est alors d’une heure.

Le 30/11 : otite qui oblige à une trépanation du tympan gauche, suivie d’un saignement séro-sanguinolent durant plusieurs jours. Vers cette même date les urines deviennent sanglantes.

Le 20/12 :

Globules rouges........ 3 930 000 Globules blanes........ 3 700

La proportion des divers éléments n’a pas changé depuis la dernière numération du 20/11.

Il n’y a pas de poikilocytose, très peu d’aniso-

cytose mais dans l’ensemble les hématies sont plus

petites que normalement.

“ NL omatophiie es

“ = ES régénération. Se Pl : Ze ne Deux autres numérations Ne faites après TR. la sortie de l'hôpital vont encore confirmer la guérison : F de, 21/2/34 : ee &

ce Globules POUPCSE ee» en 800 000

. He 0 ODA en ra su eos gore :

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FEl Plaquettes ner due Sin e HOfINs :

Se Le traitement a comporté : «

MT des transfusions, des nucléotides de pentoses, des

extraits hépatiques, des vitamines concentrées.

Ossenv. IV.— Agranulocytose hémorragique dans un cas de diarrhée (intégrale) chronique traitée par un arsenical pentavalent. J. Caroli et J. Mallarmé.

Madame G..., 58 ans, présente depuis des années une diarrhée rebelle à toute thérapeutique.

En décembre 1935, elle est mise au traitement par

Ne

le Stovarsol, prescrit pendant 4 semaines, suivant les règles classiques : 0 gr. 25 pendant 4 jours, puis 4 jours de repos, ce qui, en tout, représente 4 grammes de médicament. La diarrhée cesse, la malade se sent . mieux pendant un certain temps.

En août 1936, cependant, les troubles digestifs se manifestant de nouveau, une nouvelle série de Sto- . varsol est entreprise pendant 15 jours.

Vers la mi-septembre l’état général commence à décliner, du purpura apparaît, auquel la malade ne prête tout d’abord pas attention, continuant à prendre ses comprimés.

Le 20 septembre, brusquement, elle est prise de suffocation, crache du sang en abondance. Un médecin, mandé d’urgence, constate, en même temps que ces hémoptysies, un état gravement touché, une température à 390,

Nous voyons la malade le 127 octobre 1936, et pendant les quelques jours que dure l’évolution l’état général ne fera que s’aggraver. La température reste à 39, légèrement oscillante, la malade est pâle, dyspnéique, elle saigne de partout : hémoptysies, épistaxis, gingivorragies, hématuries. Les muqueuses buccales sont œdématiées, par endroits elles prennent un aspect scorbutique ; l’haleine est fétide ; pourtant, on ne constate pas de lésions ulcéro-nécrotiques de la bouche n1 du pharynx. La peau est couverte de purpura généralisé, pétéchial, ecchymotique, le signe du lacet est positif. Les ganglions, la rate ne sont pas hypertrophiés, l'examen des urines montre l'intégrité rénale, azotémie à 0 gr. 50. Le temps de saignement

dépasse 15 minutes, le temps de coagulation est de 15 minutes.

Une numération globulaire, le 2 octobre, a donné :

Globules roues ses eee 2 880 C00 Hémoglobines ste tes: Rite 60% Globules-hiancss eee 2 300

Pol neutre eee 5%

OgsEerv. (intégrale)

Ne —

POV CDS ee nr dvi. : 07

ER DAS Tr en cite PS. 0% Eymphoevtes A Piece eve "OO US MOROCCO nai EU Plaqueties "7... se: 20.000

Malgré deux transfusions le 17 et le 2 octobre, les hémorragies persistent, profuses, l’anémie s’accentue : 1 840 000 globules rouges le 5 octobre. A cette date, in extremis, on tente une splénectomie, la malade meurt aussitôt.

Le myélogramme avait montré :

— absence complète d’éléments de la série granulocytique,

— absence de mégacaryocytes,

— quelques cellules souches,

— érythroblastes (normoblastes) assez nombreux,

— abondance de lymphocytes, plasmocytes, monocytes,

— aspect général d’une moelle aplasique, l’aplasie ne portant que sur les granulocytes.

Antécédents : par le médecin qui soignait madame G... depuis 2 ans, nous avons pu savoir que celle-ci, en dehors de sa diarrhée, était bien portante. En particulier, rien ne peut faire suspecter une tare hémorragique ancienne même discrète.

Aleucie hémorragique consécutive à l'administration buccale de Stovarsol. (1% cas). P. E. Weil, Ménétrier, Polak.

Monsieur P..., 63 ans, directeur de manufacture, pré-

sente une longue histoire intestinale à type dysentériforme.

Depuis 1920, tous les deux ans d’abord, tous les ans ensuite, survient un véritable syndrôme dysentétérique, précédé d’une phase diarrhéique de quelques

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