SYMPTÔMES ACCESSOIRES
L'examen complet a, en outre, montré dans ces 13 cas que :
— les ganglions sont, en règle générale, indemnes (dans l’observation III les ganglions sont cependant signalés comme « modérément hypertrophiés ») ;
— Je foie est de volume normal; lictère n’est pas noté, mais dans un cas 1l y avait de l’urobilinurie (obs. VIT). Cette absence d’ictère est curieuse car, d’une part, SCHULTZ le donnait comme un symptôme habituel de l’agranulocytose, et, d'autre part, l’arsenic étant un poison du foie, on aurait pu s’attendre à l’observer ici comme témoin de l’atteinte hépatique ;
— Ja rate demeure impalpable, sauf dans un cas
sn
(obs. XI), où « la rate est grosse et son volume varie d’un
jour à l’autre ».
De cette étude clinique, il résulte que l’agranulocytose stovarsolique ne diffère pas essentiellement des autres myéloses toxiques sauf, peut-être, sur un point : la prédominance des phénomènes infectieux et hémorragiques sur les signes d’anémie ; et cela correspond d’ailleurs très exactement aux données fournies par l'examen hématologique que nous allons maintenant envisager.
ÉTUDE HÉMATOLOGIQUE
Aux notions plus ou moins mouvantes et non spécifiques de la clinique, le contrôle hématologique apporte un soutien de grande valeur. Numération, hémogramme, myélogramme, exploration de la crase sanguine, tels sont les examens qui permettront d'établir avec certitude le diagnostic, de suivre l’évolution et, dans une certaine mesure d’aider à l’établissement du pronostic. Encore faut-il insister sur la nécessité d'examens complets et répétés qui seuls seront réellement concluants, à condition d'apporter dans leur lecture plus de souplesse que de rigueur mathématique.
Nous passerons donc en revue successivement : — l'étude du sang périphérique ;
— l'étude de la crase sanguine ;
— l'étude du myélogramme ;
en nous fondant essentiellement sur les observations où ces
examens ont été le plus étudiés (obs. IIT, IV, V, VI, VII, X, XI, XII et XIIT.
D'autre part, afin de rendre plus lisibles les quelques sta-
t ar S PRESS
en au Pb de la = d état, .
toute médication et alors que l’évolution reste encore incertaine. Les modifications de la formule sanguine et la
valeur pronostique qu’on a voulu donner à la relative abon-
=. Le
nu de certains oo seront pe daes le cha-
Au point de vue biais. 1. chiffres moyens de la node d’état sont assez variables d’une observation
l’autre. Ainsi, sur 10 ue le nombre total de leuco-
; Le était environ ;.
— de 4 500 dans 1 cas
— de 2000 dans 2 cas (obs. IIT et IV
— de 1 500 dans 2 cas (obs. X et XII — de 1000 dans 2 cas (obs. IX et XI — de 250 dans 1 cas (obs. XIII).
— de 3 000 dans 2 cas ob. V et VIT) ( (
Donc, le nombre des leucocytes est toujours inférieur à Ja normale, mais se situe sur une échelle étendue, allant
de 250 à 4 000 leucocytes.
Au point de vue qualitatif, -V hémogramme montre que cette diminution des globules blancs est due pour la plus grande part à la granulopémie.
49 Polynucléaires.
Le tableau suivant tiré des premières numérations de 10 observations servira de base :