‹ Les Myomes Diffus de l'UtérusChapitre 9 sur 40 · SEM · texte numérisé non relu

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les lombes, une pesanteur insupportable dans la région

pelvienne. Ces troubles, par leur répétition, par leur

longue durée ont une influence déplorable sur l'état psychique des malades ; il n’est pas rare d'observer de la mélancolie, de l’asthénie physique ou intellectuelle, souvent hors de proportion avec l'atteinte portée à la santé générale. |

Très souvent 1l nous a été donné de constater des troubles du côté de l'appareil urinaire consistant en pollatrimie, ténesme vésical, crises de rétention. Ces troubles, nous les mettons sur le compte de phénomènes nerveux réflexes, car il est impossible de les expliquer par la compression que l'utérus, augmenté de volume, exercerait sur la paroi postérieure de la vessie.

En effet, sur plusieurs de nos malades opérées, nous avons pu nous assurer de visu que l'utérus était bien en place et que sa position ne pouvait pas impliquer les troubles urinaires signalés dans l’histoire clinique de nos malades.

Nous n'avons jamais observé de réaction du côté du rectum ou de l'intestin, et nos malades ne présentaient pas de constipation plus opiniâtre que les autres femmes en général.

Un fait remarquable est l'absence de leucorrée dans la plupart des cas. Il semblerait cependant que la vascularisation excessive de l'utérus par les lésions de la muqueuse que nous avons décrites au chapitre de l’anato= mie pathologique, qu'une hypersécrétion glandulaire doive exister. Il n'en est rien, et si les malades perdent quelquefois des mucosités filantes, claires ou teintées de sang, cette leucorrée est assez minime pour qu'on la né-

A0 EE glige. Elle n'atteint jamais l'abondance de celle des véritables métrites et les glaires cervicales n'ont pas l'aspect purulent, jaunâtre des affections chroniques.

Les hémorragies sont parfois très abondantes, semblables à celles des fibro-myômes bien caractérisés. Le sang peut s'écouler d’une façon très abondante et, en quelques heures, la perte arrive à des proportions considérables. D'autres fois, et c’est le cas le plus fréquent, l'hémorragie se fait d’une manière lente, mais prolongée et surtout avec des intermittences laissant croire à la cessation des règles qui reparaissent dès que les malades ont quitté le repos au lit. Enfin on a pu voir l'hémorragie persister d’une façon continue pendant plusieurs semaines sous la forme d'un écoulement très peu abondant, source d’ennui et cause d’affaiblissement chez les malades.

D'ailleurs, la plupart sont dans un état d’anémie assez marquée et de faiblesse générale, ce qui aggrave sensiblement les troubles nerveux et contribue à la produc-tion des signes de neurasthénie que nous avons déjà signalés.

Au toucher, le doigt vaginal reconnaît un col turgescent induré, généralement en place et bien mobile. L'orifice externe est fermé, la muqueuse est souvent un peu éversée mais sans ulcérations. La main abdominale, aidée par le toucher, délimite les dimensions de l'organe, dimensions augmentées atteignant celles d'un utérus de grossesse à trois mois au plus. Le fond est mobile et paraît uniformément grossi. La palpation attentive n’y reconnaît pas de noyaux myômateux. La consistance est variable, mais généralement plus molle

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