‹ Les Myomes Diffus de l'UtérusChapitre 8 sur 40 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

En écrivant ce chapitre, nous n'avons pas eu la prétention de créer un syndrome clinique nouveau, mais seulement de le rattacher à un certain nombre de lésions histologiques, qu'il nous a été donné de voir, et constantes à un certain nombre de mêmes signes cliniques. En effet, la symptomatologie des myômes diffus se rattache d'assez près à celle d’autres lésions de l'utérus et notamment à celle qui a été donnée Jusqu'à ces dernières années comme caractérisant la sclérose utérine. Nous avons montré dans les chapitres précédents quelle était la complexité de cette question des pseudo-métrites et comment la congestion chronique de l'utérus, la sclérose qui en est la conséquence, les fausses métrites hémorragiques et les myômes diffus que nous décrivons se touchaient par plus d’un point.

Il est vraisemblable qu'on a décrit sous le nom de sclérose utérine, des cas pouvant être interprétés comme fausses métrites ou comme myômatose diffuse. Cela s'explique par la similitude des symptômes fonctionnels comme nous allons le voir dans un instant et par l'ab-

tar sence de symptôme fondamental caractéristique lors de l'examen objectif.

Quand on interroge une malade atteinte de myôme diffus sur le début des troubles qui l’amènent à consulter, la réponse est invariable : les accidents remontent à une époque très éloignée, souvent imprécise, et la malade insiste sur les douleurs revenant par crises aux époques menstruelles, sur les ménorragies de plus en plus abondantes, sur des sensations variables de pesanteur, de fatigue générale, de névralgie lombo-pelvienne. En effet, c'est souvent entre 25 et 30 ans que les premiers troubles sont apparus. Ils se sont accrus progressivement et d’une manière pour ainsi dire insensible. D'abord, il ne s'est agi que de sensations de pesanteur, de fatigue, survenant plusieurs jours avant les règles et qui rendent la marche et la station assise pémible. Ces sensations, accompagnant des règles plus abondantes que d'habitude, traduisent l’afflux exagéré du sang dans l'appareil génital et constituent une aggravation du syndrome menstruel. Dans l'intervalle des époques, ce sont des douleurs sourdes et irradiantes siégeant à la région lombaire et pouvant s'étendre le long de la face interne des membres inférieurs, ou au niveau de l’abdomen.

Parlois, entre deux époques menstruelles surviennent des poussées congestives souvent accompagnées de névralgies violentes et de métrorragies plus ou moins graves. Cette congestion périodique, ces fausses règles, fatiguent énormément les malades. Dans certains cas, . c'est la longue durée des accidents, plutôt que leur acuité qui leur donne de l'importance : il s’agit alors de femmes qui ressentent des tiraillements continuels dans

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