‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 142 sur 290 · Saint Jérôme, Contre Jovinien, II · texte numérisé non relu

Saint Jérôme, Contre Jovinien, II

9. Bardesanes, vir Babylonius, in duo dogmaia apud Indos ggmnosophystas dividii : quorum alterum appellai Bragmannas, alterum Samanaeos {Adv, Jovin., II, 14).

168 DEGRÉS d'initiations

Plutarque, en son traité, Si un vieillard peut administrer la république ^, enseigne Texistence de trois grades chez des prêtresses de Vesta ou d'Artémis :

« A Rome, les Vestales... reçoivent un enseignement, puis accomplissent les cérémonies religieuses, et troisièmement les enseignent aux autres.

« De même, pour les prêtresses d'Artémis à Éphèse, elles ont d'abord le titre de Melliéré (future prêtresse), puis de Hiéré (prêtresse), puis de Pariéré (archi-prêtresse). »

Il faut croire que les Gnostiques ont admis une hiérarchie toute pareille à celle d'Eleusis. Sans doute il est plus usuellement question chez eux de trois degrés seulement : hyliques, psychiques, pneumatiques ou parfaits ^; mais c'est là seulement la foule des fidèles. Les Gnostiques ont toujours eu des prêtres ou des chefs, et des prêtresses; ils ont admis en particulier que l'esprit de Dieu, s'incarnait dans le grand prêtre ou dans une prêtresse.

Nous avons tout lieu de croire que les continuateurs des Gnostiques, Manichéens et Albigeois, eurent des hiérarchies analogues.

Sans doute en fut-il de même dans les associations professionnelles qui survécurent à l'antiquité, dans les associations de médecins ou d'alchimistes, dans les associations philosophiques qui se maintinrent secrètement ou se reformèrent à diverses époques.

Ailleurs encore, on pourrait trouver des hiérarchies analogues.

Chez les Celtes, suivant Strabon, il y, a trois degrés de dignitaires :

« Chez tous, il y a trois tribus des hauts dignitaires {en grec : Tôv Tt}X(i)i;-£Vci)v StaçepovTwç), les Bardes, les Vateis et les Druides : les Bardes sont hymnètes et poètes, les Vateis sont prêtres et savants (UpoxoioC et çuaioXoYoi); les Druides pratiquent non seulement la science, mais la philosophie éthique » (Strabon, 197).

Page 1