‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 15 sur 290 · II. Article Mgsteria, dans le Dictionnaire des antiquités · texte numérisé non relu

II. Article Mgsteria, dans le Dictionnaire des antiquités

12. C'est à propos de ces Mystères que Marc Aurèle écrivait à Hérode Atticus, en 175 : « Demande-moi de te rendre des comptes dans le temple d'Athéna, qui est dans la ville, pendant les Mystères. En effet j'ai souhaité, quand la guerre avait le plus de flamme, d'être initié à ces Mystères aussi^ et que cela puisse être, toi étant mystagogue » (Philostrate, Vie des Sophistes, II, 1, 31). Marc Aurèle,. déjà initié à Eleusis, voulait donc se faire initier aux Mystères d'Athéna. Mais on peut supposer que cette initiation constitue l'accession à un haut grade de la reli^on éleusinienne.

Mais les Grecs nomment surtout les Mystères de Déméter. et de Perséphone; l'abondance des témoignages nous amène même à croire que des cultes mystérieux de Déméter existent à peu près partout dans la Grèce.

Nous en constatons, par exemple,

à Sparte ^, à Aigila de Laconie ^;

à Mégare ^;

en Arcadie * à Acacésios où Pausanias signale un mégaron souterrain et à Thelpusa;

à Mégalopolis ^ où Goré est appelée Soîeira (la Salvatrice);

à Basilis d' Arcadie *;

à trente stades de Phigalie ' (il s'agit de Déméter la Noire);

sur la route de Tégée à Argos ^;

à Olympie ®;

à Épidaure et Égine, où les deux déesses étaient vénérées sous les noms de Damia et Auxésia i®;

à Gorinthe ^^;

vers le cap Malée ^^;

à Thèbes, où Déméter avait été installée par Gadmos dans la Gadmée même ^^]

à Lébadée en Béotie, où l'on adorait une Déméter Europe, nourrice de Zeus ^*;

à Lerne, Hermione, Gyzique, Pellène, Trapézonte

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