‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 154 sur 290 · XLV · texte numérisé non relu

XLV

1. Par purification, il entend les petits Mystères : ainsi le texte prouve bien que l'examen a lieu avant l'initiation aux petits Mystères.

2. Libanius, Discours corinîhiaque, p. 356, vol. VI, de l'édition Foerster. Le texte grec concernant la formule finale est très peu sûr.

Z. Oral. Plat., p. 317 éd. Jebb. D'autres textes dans Lobeck, Agluophamus, p. 17.

Sur la nécessité des mains pures pour ceux qui assistent aux sacrifices, cf. Lampride, Sévère, 18.

Les prêtres font jurer aux candidats de garder le secret. On attribue à Orphée l'invention de cet usage :

« Lorsque Orphée ouvrait les cérémonies de ses Mystères à des hommes inconnus, il n'imposait à ceux qu'il initiait dans le premier vestibule rien autre que la nécessité de jurer; et, sous la terrible garantie d'un serment religieux, il demandait que les secrets de la religion qu'il avait trouvée et mise en ordre ne fussent pas livrés à des oreilles profanes ^. »

Peut-être fait-on au myste des recommandations diverses comme de ne pas « dévorer son cœur ^ ».

Pour ceux qui sont admis, il faut une première purification, a dit Théon de Smyrne. Et le scholiaste d'Aristophane a distingué des lustra tions publiques, différentes de purifications secrètes ^.

Cette première purification consiste peut-être en une purification des mains et en une première aspersion.

Les initiants ne se plongent pas dans l'eau de l'Ilissos, car rilissos n'a pas assez d'eau, et d'autre part Clément d'Alexandrie distingue formellement les bains des Barbares et les purifications des Hellènes. Ils sont donc seulement aspergés avec l'eau de l'Ilissos, ou bien en reçoivent quelques gouttes sur la tête.

TertuUien a, lui aussi, parlé de cette lustration et l'a opposée aux bains que l'on recevait dans les Mystères d'Isis ou de Mithra :

« Des nations, étrangères à toute intelligence des choses spirituelles, attribuent à leurs idoles un pouvoir de même efficacité, mais, leurs eaux étant vaines, ils se mentent à eux-mêmes. Car ils s'initient par le bain aux cérémonies d'une certaine Isis, ou de Mithra, et leurs dieux mêmes, ils pensent les honorer par des bains. Du reste, les villas, les maisons, les temples, et les villes tout entières, ils les purifient en les aspergeant d'une eau qu'ils jettent tout autour. Et il est bien connu qu'aux jeux Apolliniens et dans

1. Firmicus Maternus, Malheseos libri, VII, 1, édition Kroll, Skutzsch et Ziegler, t. 2, p. 208.

2. aément d'Alexandrie, Stromat, V, 5, dans la Pair. gr. de Migne, t. 9, p. 53.

3. Texte de Théon de Smyrne cité plus haut, p. 154; Scholiaste d'Aristophane, Plulus, 845.

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