LES MYSTES SOUS LA TENTE. LE SOMMEIL MYSTIQUE
les Éleusinies, ils reçoivent une aspersion. Tout cela ils croient le faire en vue de leur régénération, et pour que leurs parjures restent impunis. De même, chez les Anciens, tout homme qui s'était souillé d'un homicide se débarrassait de sa souillure par l'eau purificatrice.
Sed enim naliones exîraneae ah omni inielleclu spirituàlium rerum poîesîatem eadem efficacia idolis submînistrani, sed, vidais aquis, sibi menliuniur. Nam et sacris quibusdam per lavacrum iniiiantur, Isidis alicujus, oui Mithrae, ipsos etiam deos suos lavaiionibus efferunt. Ceîerum villas, domos, îempla iotasque urbes aspergine circumlatae aquae expiant passim, certe ludis Apollinaribusd Eleusiniis tinguntur. Idque se in regenerationem et impunitalem perjuriorum suorum agere praesumunt. Item pênes veteres quisquis se homicidio infecerat,purgatrice aqua se expiabat » (De Baptismo,b).
§ IV. — Les MYSTES sous la tente.
Le SOMMEIL MYSTIQUE.
Peut-être les candidats font-ils un abandon fictif de leur fortune, avant de se retirer sous des tentes, près de l'Ilissos.
Himérius ^ nous permet de former cette conjecture quand il s'écrie :
« Non, je ne suis pas son maître, je le jure par le sentiment de regret que j'ai en songeant à vous, ô discours, à la suite desquels j'ai jeté l'heureuse fortune paternelle, et ai campé sur les rives mystiques de l'Ilissos! »
Le geste d'abandonner sa fortune rappelle un usage des Pythagoriciens :
(( Lorsque quelqu'un venait près de Pythagore pour s'instruire, il vendait ses biens et déposait l'argent, sous scellés, près de Pythagore, puis restait, gardant le silence et étudiant, tantôt trois ans, tantôt cinq. Ensuite, délivré, il se. mêlait aux autres, demeurait comme disciple, et mangeait avec eux; sinon on lui rendait ce qui lui appartenait, et il était renvoyé. Les uns étaient appelés Pythagoriciens ésotériques, les autres, Pythagoristes 2. »
Dans d'autres Mystères, que le rhéteur Nicolas ^ ne précise pas, les initiés doivent déposer leurs biens, puisqu'il est dit d'une femme que « feignant d'initier aux divinités, elle enlevait les biens dé ceux qui se faisaient initier. »