Pausanias, II, 18; VII
5. Voir là-dessus, Cicéron, Verr., IV, 48; V. Magnien, Le sgracusain littéraire et V idylle XV de Théocriie, Mémoires de la Société de Linguistique, t. XXI, 1919, p. 53.
6. Voir Carcopino, La Basilique pythagoricienne de la Porte Majeure,
« siège de Perséphbne ^ », Gatane, qui a un temple où les hommes ne peuvent pénétrer 2.
Les Mystères de telle ou telle cité greccjue peuvent paraître analogues à ceux d'Athènes sans qu'aucun témoignage permette de les considérer comme plus anciens ou plus récents. Ainsi la déesse Déméter a le surnom d^Eleusinia en plusieurs endroits de Laconie, de Béotie, d'Arcadie; il existe un mois Eleusinius à Théra et à Olus de Crète; une inscription archaïque de Laconie mentionne un concours des Eleuhynia; l'histoire révèle en Béotie une Eleusis disparue^...
Mais, pour plusieurs cas, des documents prouvent que le culte de Déméter a été transporté d'Eleusis et d'Athènes dans diverses cités.
Hérodote * atteste que les Ioniens avaient emporté avec eux le culte de Déméter en lonie — comme le culte de Dionysos à Limnae — , que le fondateur de Milet avait établi à Mycale un temple de Déméter éleusinienne, qu'à Éphèse les femmes célébraient des Thesmophories (évidemment analogues aux Thesmophories athéniennes). Strabon ^ confirme ces témoignages en rapportant qu'Androclus fonda Éphèse, et que ses descendants avaient les hiéra (ou objets sacrés, que les initiés seuls pouvaient voir, que les hauts dignitaires seuls pouvaient toucher). Des fêtes traditionnelles, avec purifications et Mystères, subsistaient encore en lonie sous l'empire romain ®. Et nous pouvons penser que le culte de « Déméter en course », honorée à Halicarnasse ', provenait d'Eleusis.
D'un passage de Thucydide ^, il ressort de même que les
p. 170, citant Giannelli, Culli e mili délia Magna Grecia, Florence 1924; Giaceri, Cuîli e mili nella sioria delV aniica Sicilia, Gatane 1911. Sur le culte de Déméter à Néapolis, voir Stace, Silves, IV, 8, 50; en Italie en général, Festus, p. 154; Arnobe, 5, 16; Tertullien, De monog., 17, de pallio, 4; Servius sur les Géorgiques, I, 344; Ephem. epigr., 4, 866; C. I. L., 6, 1779.