Thucydide, II
Mystères de Dionysos ont été emportés d'Attique en lonie quand les Ioniens s'y établirent.
On peut donc admettre de même que c'est de l'Attique que le culte fut autrefois transporté dans les Gyclades ioniennes 1; l'existence de hiéra est attestée à Paros ^, et Pausanias rapporte que Cléoboia la première transporta de Paros à Thasos les orgia de Déméter ^.
A Délos on adore Déméter et Coré, et il existe un Thesmophorion *, ce qui implique l'existence de Thesmophories comme à Athènes.
Gos eut une filiale d'Eleusis. Dionysos y avait un culte, et, non loin de la ville principale, s'élevait un sanctuaire de Déméter et de Goré, car « à Gos comme à Eleusis, les deux déesses ont dû former avec Dionysos une triade à laquelle les Mystères étaient consacrés ^ ».
Les célèbres Mystères d'Andania furent, suivant Pausanias ^ fondés par Gaucon d'Eleusis. Après la défaite des Messéniens, « ceux qui étaient de la famille des prêtres et accomplissaient les orgies (les cérémonies qui ont lieu dans l'enthousiasme) pour les grandes déesses, se retirèrent à Eleusis ' ». Après la victoire d'Épaminondas, qui fit reconstruire leur ville et leur rendit leur puissance, les Messéniens, qui n'avaient rien changé à leurs mœurs pendant l'exil, rétablirent leurs mystères, consignés par les prêtres sur des livres ^.
Les Mystères de Lerne, eux aussi, ont une parenté avec ^ ceux d'Eleusis ^.
Quand les successeurs d'Alexandre établirent l'hellé-
1. Inscripl. graec. insuL, t. XII, fasc. 7, n. 76, 77; fasc. 5, n. 226; Bulleî. de corresp. hellén., 1890, p. 505; Sglloge, n. 655; Michel, Recueil, 714.