‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 188 sur 290 · Contre les Valeniiniens · texte numérisé non relu

Contre les Valeniiniens

Toia in adglis divinitas, tôt suspiria epopiarum, totum signaculum linguae, simulacrum membri virilis revelaiurl

Mais il ajoute aussitôt après :

« Sed naîurae venerandum nomen, allegorica dispositio praeiendens, paîrocinio coadae figurae sacrilegium obscurat et convicium falsi simulacris excusât. »

Ce qui signifie littéralement :

« Mais un nom vénérable de la nature, disposition à valeur allégorique qui se présente tout d'abord sous le patronage d'une figure forcée, rend le sacrilège obscur, et excuse par des représentations imagées l'opprobre de fausseté. »

Or ce texte pourrait se paraphraser ainsi :

Les Éleusiniens, il est vrai, font apparaître d'abord aux époptes, non le phallos, mais un épi de blé, production vénérable de la nature, dont le nom ne mérite que le respect. C'est seulement ensuite qu'ils exposent que l'épi de blé symbolise le phallos, et que le phallos symbolise d'autres choses. Cependant le sacrilège, si obscurci qu'il soit par le symbolisme, subsiste.

Les renseignements fournis par Tertullien peuvent ainsi se concilier avec ceux que fournit l'auteur des Philosophoumena :

L'épopte aperçoit, éclairé brillamment, un épi de blé. Cet épi de blé symbolise la lumière, qui a été semée dans l'homme à sa naissance, et qui produit tout son fruit grâce à l'initiation. En effet les Phiîosophoumena appellent l'épi de blé « r Illumina teur parfait, grand... »

L'épi de blé mûri est remplacé par un autre symbole qui le continue : le phallos dressé. Le phallos dressé pour la génération est produit par Dionysos et Aphrodite : il symbolise le logos j produit par le Nous (la Pensée) et VAme ^. Retrancher le phallos, c'est supprimer le raisonnement humain (logos), et le remplacer par l'intuition pure.

Synésius, dans son traité intitulé Dion, confirme la signification du rite ^.

Il dit du philosophe, assimilé au dadouque :

« La semence intérieure, il est habile à l'augmenter, et, ayant

1. Il n'est pas le lieu d'expliquer ici plus longuement ces mythes et ces symboles. Qu'il suffise de citer Eustathe, Comm. IL, 10, 19-27; Tzetzès, Lycophr. schoL, 212 (l'explication est moins claire dans ce dernier texte).

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