‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 215 sur 290 · Id. ibid., II · texte numérisé non relu

Id. ibid., II

Une. Or la musique de la flûte est considérée comme féminine et la musique de la cithare comme masculine :

« Il est dit qu'Athéna trouva la flûte... et qu'elle Ta jetée, parce que la mélodie produite par la flûte efféminé les âmes et ne paraît pas du tout virile et belliqueuse » (Gornutus, Théologie, 20).

« La musique de la cithare a la vertu d'enseigner, elle est mâle; on l'a attribuée à Apollon » (Aristide Quintilien, II, 108).

Donc encore la musique de la lyre convient aux initiés supérieurs.

Voilà pourquoi sans doute il a été dit que les Athéniens rejettent l'usage de la flûte ^, qu'Alcibiade « fuyait la musique de la flûte comme non noble et non libre ^ », que les Pythagoriciens ont banni l'usage de la flûte ^, et, parmi les dieux, qu'Athéna a brisé la flûte après l'avoir inventée et qu'Apollon, joueur de cithare, a lutté contre Marsyas, joueur de flûte, et l'a écorché.

L'initié est à la fin admis dans un chœur.

Nous avons là-dessus des témoignages multiples.

Voici d'abord ce que dit une célèbre inscription *, du iv^ siècle avant Jésus-Christ, qui renseigne sur plusieurs phases de l'initiation et en particulier sur la réception dans un chœur.

« Je viens de chez des purs ^, pure, ô Reine de ceux qui sont sous la terre, et vous, Euclès, Euboulos, et autres dieux immor-

1. Proclus, Sur VAlcibîade de Platon, VI, édit. Creuzer, 11^ p. 65-66.

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