‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 242 sur 290 · Philon, Fragments, Antoine, ser. CIV, II · texte numérisé non relu

Philon, Fragments, Antoine, ser. CIV, II

6. Jouguet, L'impérialisme macédonien et VHellénisalion de VOrienl, p. 84 et suiv.

s'égaler aux anciens rois grecs ou troyens dont il prétend descendre, Achille et Éaque, ou Priam i.

Et c'est un fait bien connu que la plupart des rois, à l'époque historique, font remonter leur origine à Héraclès, c'est-à-dire finalement à Zeus ^.

Le roi en effet s'assimile successivement à Dionysos, fils de Zeus, à Zeus, fils de Gronos, à Gronos, à Ouranos. Il est un nouveau Dionysos.

Homère appelle souvent les rois « nourrissons de Zeus » Sto-rpsoésç : et Dionysos a été nourri dans la cuisse de Zeus, d'après le mythe, révélé beaucoup plus tardivement il est vrai.

Libanius, qui assimile visiblement Alcibiade au hiérophante, l'assimile de même à Apollon ou à Dionysos :

« C'est un autre Apollon qui, de nouveau, vient de Délos chez nous, dit-il. C'est un second Dionysos qui vient, dans un cortège joyeux, de Thèbes en Attique... Il arrive dans l'Olympe grâce à sa race et à sa façon de gouverner... Il porte la torche et agite les flambeaux... » (Libanius, Déclamation 12, 26-27, Timonis oraiio, édit. Foerster, t. V, p. 548, R. IV, 188).

Dionysos est le quatrième roi après Ouranos, Gronos et Zeus, dit Olympiodore ^. C'est Dionysos qui a inventé le diadème, les insignes royaux, le triomphe, dit Pline ^. Les rois imitent Dionysos ^; un personnage comme Antoine s'assimile à Dionysos ^ et d'autres de même '.

Le roi s'assimile à Zeus, fils de Gronos.

Tzetzès affirme que, dans l'antiquité, chacun des rois portait le nom de Zeus,

« ...parce que le bel astre de Zeus leur fournit le sceptre, surtout dans les parts qui viennent du lion de Némée » {Aniekomerica, 102 et suiv.).

Oppien peut commencer ainsi son poème sur la chasse :

« C'est pour toi que je chante, ô bienheureux, glorieux appui de

1. Scholiaste de Lycophron, 1442, 1439; Théocrite, XVII, 16 et suiv.

2. Hérodote, I, 7; VII, 208; VIII, 114; Eustathe, Sur V Iliade, 589, 40; Scholiaste de Lycophron, 1388.

3. Olympiodore, Sur le Phédon, A, 1, édit. Norvin, p. 2 et ailleurs.

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