Dion Cassius
7. Clément d'Alex., ProîrepL, 4, Pair, gr., t. 8, p. 148-149.
la terre, lumière des Énéades belliqueux, doux rejeton du Zeus Ausonien, ô Antonin, toi que la grande Domna enfanta pour le grand Sévère... épouse d'un très noble époux, toi qui n'as pas moins d'éclat que Zeus descendance de Cronos... »
Le Thésaurus d'Henri Estienne cite encore Dion. Per. 210, « le Zeus Ausonien », Suétone, Domit., 13 (où Domitien se fait appeler Dominas et Deus), et d'autres textes.
Le roi se rapproche même de Cronos, c'est-à-dire de l'intelligence pure :
« Le Nous^ est plein des choses qu'il a engendrées; il les dévore, en ce sens qu'il les retient en lui-même, qu'il ne les laisse pas tomber dans la matière, ni être dévorés par Rhéa. Cronos, est-il dit, le plus sage des dieux, naquit avant Zeus, et il dévorait ses enfants. Cronos représente l'intelligence pleine de ses conceptions et parfaitement pure... » (Plotin, V, 3, 7 : ce texte montre quel mythe — celui de Cronos — , était lié à l'initiation; il est corroboré par le texte de Pindare).
L'assimilation du Roi au Soleil, usuelle chez les Égyptiens, les Perses, et d'autres peuples encore ^, n'a pas dû être étrangère aux Grecs, mais ils ne paraissent guère l'avoir exprimée formellement.
Cependant, comme ils comparent le soleil àrœiF,ils comparent aussi le roi à l'œil. Eschyle appelle la reine des Perses