Fragm. hist. graec, édit. Didot, III
née en Arcadie (VIII, 15, 2), et de rouleaux en étain, contenant la iélélé des Grandes Déesses, cachés dans une urne de bronze et enfouis en terre là où doit s'élever une future Messéné (IV, 26, 8). Une inscription, pour la même Messéné, parle de coffre et de livres ^, et Pausanias parle aussi de livres écrits par les prêtres (IV, 27, 5).
Suivant Démosthène, Eschine, parvenu à l'âge d'homme, lisait pour sa mère, qui ne savait pas lire, les écrits des Mystères auxquels elle s'était fait admettre.
Hérodote a parlé à plusieurs reprises d'un hiéros logos expliquant le symboHsme des Mystères (II, 48, 62, 81).
§ IV. — Rapports des divers Mystères
DANS LE monde ANTIQUE.
Les Mystères différents ne s'excluent pas et ne se condamnent pas les uns les autres.
Beaucoup d'hommes éminents semblent avoir eu, comme idéal, de voyager le plus possible et de se faire initier au plus grand nombre possible de Mystères.
Ce sont des auteurs illustres.
Hérodote, assurément initié aux Mystères d'Eleusis, comme cela se voit par la façon dont il raconte le miracle auquel assistèrent les rois Dicaeos, fils de Théocyde, et Démarate, dans la plaine éleusinienne, la veille de la bataille de Salamine ^, était initié aux Mystères égyptiens, puisqu'il déclare ^:
« Sur ces Mystères, qui me sont tous connus sans exception, que ma bouche garde un silence religieux. »
Pour Plutarque, tout fait supposer qu'il était initié aux Mystères de Déméter, Perséphone, Dionysos, mais aussi aux Mystères d'Isis et d'Osiris. La Gléa à laquelle il adresse son livre Sur Isis et Osiris dirigeait les Thyiades de Delphes et avait été consacrée par son père et sa mère aux Mystères d'Osiris, et par conséquent savait qu'Osiris est identique à Dionysos. Mais Plutarque parle comme un initié *.
1. WUamowitz-Mœllendorff, Der Glaube der Hellenen, II, p. 540-541. '2. VIII, 65.