‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 27 sur 290 · LEURS RAPPORTS · texte numérisé non relu

LEURS RAPPORTS

Pausanias sans aucun doute est initié aux différents Mystères locaux: souvent, en effet, à propos de tel ou tel culte, il affirme qu'il connaît certains détails, mais qu'il ne veut pas les révéler, ou ne peut les dire, ou qu'il en a été empêché par un songe.

Apulée, qui, dans ses Métamorphoses, nous a raconté son initiation aux Mystères d'Isis, puis d'Osiris, déclare, dans son Apologie, qu'il a reçu la plupart des initiations existant en Grèce ^.

Il en va de même pour les grands hommes sur lesquels nous renseignent la tradition ou l'histoire, Pythagore, Platon et d'autres.

Gallimaque a une épigramme en l'honneur d'une femme qui fut « prêtresse de Déméter, puis des Gabires, et ensuite de Dindymène ^ ».

Une inscription latine relative à Praetextatus, grand personnage romain du iv® siècle, le déclare pontife de Vesta, pontife du soleil, augure, « lauroholiatus » (c'est-à-dire qui a reçu la iaurobolie dans le culte de Mithra), curial, néocore, hiérophante, pater sacrorum ^.

Une statue élevée à Fabia Aconia Paulina, femme d'un préfet d'IUyrie, porte qu'elle était : «consacrée, à Eleusis, au dieu Bacchus, à Gérés et Gora; consacrée, à Lerne, au dieu Liber et à Gérés et à Gora; consacrée, à Égine, aux Déesses; tauroboliata; Isiaque * ».

G'est qu'il y a parenté étroite entre les différents Mystères.

La croyance à cette parenté se trouve implicitement ou expressément formulée dans des textes, le plus souvent récents, mais qui se réfèrent à l'antiquité :

Suivant Pausanias (1, 14, 1), les Argiens prétendaient avoir reçu les dons des déesses les premiers, et avant les Athéniens, de même que, chez les Barbares, les Égyptiens disputent cet honneur aux Phrygiens. Pausanias admet donc, implicitement, une parenté entre les Mystères de Cybèle, d'Isis et de Déméter.

1. « Sacrorum pleraque initia in Graecia parlicipavi; nihil insolilum, nihil incognilum dico » {Apologie, 140, édition Didot, p. 225).

Page 1