Id., ibid., p
CHEZ d'autres PEUPLES 351
Ce démembrement rappelle le démembrement d'Osiris, célébré chaque année :
« Il y a un dieu partagé en morceaux, celui qu'on appelle Osiris, dont on célèbre chaque année les iélétés comme d'un dieu qui meurt, que l'on trouve et que l'on cherche membre par membre » (Saint Théophile, Ad Autolycum dans la Patr. Gr. de Migne, t. 6, p. 1037).
Les Mystères égyptiens nous montrent Osiris (et Anubis qui s'est substitué à lui) passant par une peau, et en sortant régénéré i.
Tel favori du roi connaît de son vivant le Mystère de la renaissance par la peau ^.
Des monuments égyptiens nous font voir un défunt, enfermé dans une peau, traîné sur une barque, arrivant devant le dieu; le défunt est tantôt un roi mort, tantôt un homme mort fictivement et qui reprend symboliquement une nouvelle naissance dans la peau qui l'entoure... « Sur la rive abydénienne, où le nouvel Osiris va descendre, un cortège amène les statues des dieux; ils viennent recevoir leur frère qui s'avance vers eux ^. »
Dans les temples égyptiens, le roi, comme un dieu, a sa barque qui contient son enblème *.
C'^st sans doute une allusion à l'initiation royale chez les Perses que nous trouvons dans Porphyre :
« Celui qui reçoit les léonliques s'entoure de toutes sortes de formes d'animaux ^. »
ce qui signifie que le roi, devenant pareil à un lion, reçoit en lui les qualités de toutes sortes d'animaux.
Voici une cérémonie qui se passa quand Numa devint roi de Rome :
Un augure conduit Numa sur le mont Capitolin. « Prenant le liiuus de la main gauche et étendant la droite sur la tête de Numa, il fit cette prière : Jupiter le Boi, s'il est juste que