‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 39 sur 290 · Diodore de Sicile, IV · texte numérisé non relu

Diodore de Sicile, IV

46 MYSTÈRES d'Eleusis

la déesse aux sept robes... » [Philosophoumena, V, 7, dans la PatroL Gr. de Migne, t. 16, p. 3134).

Dans un passage de ses Siromaîes (VI, 4, Pairologie Grecque de Migne, t. 9, p. 252 et suiv.), Clément d'Alexandrie montre les rapports qui existent chez les Égyptiens entre les Mystères et la science. Or il affirme que les Grecs ont emprunté aux Égyptiens Vodos (celui qui chante), Vhoroscopos (celui qui examine les saisons), le hiérogrammateus (celui qui tient les écrits sacrés), le stoliste,le prophète, les livres pastophores...

Et Plutarque, tout en évitant de divulguer des détails sur les cérémonies sacrées, rapproche très nettement les cérémonies qui concernent Osiris et celles qui, chez les Grecs concernent Dionysos ^.

D'après Hérodote 2, la représentation d'Athéna avec son vêtement et son égide est d'origine libyenne.

Les Grecs ont emprunté aux Égyptiens beaucoup d'autres choses encore : la science, suivant Clément d'Alexandrie ^, la croyance à l'immortalité de l'âme suivant Hérodote *, l'institution du mariage apportée par le roi Cécrops, suivant un grand nombre d'auteurs ^.

Pythagore a imité les Égyptiens :

« Pythagore a imité le caractère symbolique et mystérieux (de ce que disent les prêtres égyptiens) en cachant ses théories sous des énigmes. La majeure partie de ses préceptes ne diffère pas de ce que l'on appelle les écrits hiéroglyphiques » (Plutarque, Sur Isis et Osiris, 10).

Aussi, dans les temps modernes, beaucoup d'historiens ^ ont-ils admis l'origine égyptienne des Mystères éleusiniens.

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