Lucien, Tragodopodagra, vers 271, édition Didot, p
4. Galien, De anatom. administr., II, l,dans l'édition de Kuhn,t. Il, p. 281.
« Je te demande le serment, à toi mon frère très précieux, et à ceux que je conduis, comme mystagogue, vers l'harmonie du ciel, jeté demande le serment au nom de l'enveloppe céleste du cercle aux douze signes, du Soleil, de la Lune et des cinq astres errants qui guident toute notre vie, par la Providence elle-même et la nécessité sacrée, de garder tout cela en secret et de ne pas le transmettre aux ignorants, mais seulement à ceux qui sont dignes et qui peuvent le garder et répondre justement, et me donner à moi Valens, qui ai expliqué cela, un renom impérissable et éminent, en reconnaissant que c'est moi qui ai illuminé ^... »
Julius Firmicus Maternus 2 soutient la même théorie, mais il invoque l'exemple d'Orphée, de Platon, de Pythagore, de Porphyre qui ont voulu le secret.
Et en fait les idées que les anciens philosophes professent sur le système du monde ne nous apparaissent que fort difficilement.
La philosophie grecque a, elle aussi, un caractère obscur et mystérieux.
« Non seulement les Pythagoriciens et Platon, dit Clément d'Alexandrie, cachent la plupart de leurs dogmes, mais les Épicuriens eux-mêmes avouent qu'il y a chez eux des secrets, et qu'ils ne permettent pas à tout le monde de manier les livres où ils sont exposés. D'autre part encore, suivant les Stoïciens, Zenon écrivit certains traités qu'ils ne donnent pas facilement à lire à leurs disciples ^. » Et Clément d'Alexandrie rapporte même qu'Hipparque le Pythagoricien, pour avoir écrit clairement sur les doctrines de Pythagore, fut chassé de l'école et qu'on lui éleva une stèle comme s'il était mort.
« Les plus importants et les plus compréhensifs des dogmes admis par leur école, dit Jamblique, les Pythagoriciens les gardaient toujours en eux-mêmes, observant un mutisme parfait pour ne pas les dévoiler aux exoiériques, et les transmettant sans l'aide de l'écriture, comme des mystères divins, à la mémoire de ceux qui devaient leur succéder *. »
Suivant Proclus, Platon se servit de noms mathématiques comme de voiles recouvrant la vérité des choses; de même que les théologiens se servent de mythes, de même que les Pythagoriciens se servaient de symboles ^.
1. Vettius Valens, Anlhologiarum libri, IV, 11, édition KroU.
2. Julius Finnicus Maternus, Maihes.y VII, 1. 'à. Stromales, V, 9. ,