‹ Les mystères d'Éleusis [microform]Chapitre 65 sur 290 · Platon, Phèdre, 165 h · texte numérisé non relu

Platon, Phèdre, 165 h

matière et enfermée dans le corps qui est une prison; une fois qu'elle a subi le châtiment, elle se ramasse en ellemême, c'est-à-dire prend conscience d'elle-même, et redevient un Dionysos, ramené en haut par le Dionysos qui est resté en haut :

Triptolème entre Déméter et Perséphone.

Vase attique.

(Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines,

Hachette, éditeur.)

« Il (Platon) a imité le cercle mystique et cosmique dés âmes. En effet, s 'étant enfuies de la vie indivisée et dionysiaque, et s'étant proposé la vie titanique et rétrécie, elles ont été attachées dans la prison; mais, étant restées dans le châtiment, et s'étant occupées d'elles-mêmes, et purifiées des souillures titaniques, et ramassées en elles-mêmes, elles deviennent Bacchoi, c'est-à-dire holoclères d'après le Dionysos qui reste en haut » ( ïd. ibid., p. 120).

Dionysos est la puissance qui fait monter dans les arbres le principe humide et générateur ^. Il est dieu du vin ^. Il a donné la vigne à Athènes ^, aux Grecs *... Dionysos a le

1. Plutarque, Propos de table, V, 3, 4; Sur Isis et Osiris, 35; Porphyre dans Eusèbe, Prép. évang., III, 11. 9.

' 2. Hésiode, Bouclier, 400; Travaux, 614; — dans V Iliade, XIV, 325, Dionysos est dit « joie pour les mortels »; — Euripide, Herc. fur., 682, etc.

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