C'est-à-dire : ceux qui sont morts jeunes
118 PRINCIPE DE i/lNITIATION
Ce sont les philosophes qui fournissent le plus de témoignages sur la métempsycose; mais en ce point comme en d'autres, les philosophes suivent la doctrine des Mystères.
Pythagore a le premier enseigné la métempsycose, dit saint Jérôme :
« Pythagore le premier a trouvé que les esprits sont immortels, et passent de certains corps à d'autres corps; et Virgile suit cette idée dans V Enéide quand il dit : Tous ceux-là, quand ils ont fait tourner la roue pendant mille ans... » (Saint Jérôme, Contré Bufin, 1. III, 410).
Pythagore, dit Jamblique, rappelait à ses disciples quelle vie ils avaient eue auparavant « avant que l'âme fût liée à ce corps, et c'était par là qu'il commençait à s'occuper d'eux x; lui-même se rappelait bien ses existences antérieu-
res
Aristote en partant de la métempsycose a dit : « Suivant les mythes pythagoriciens, le vivant renaît du mort », et Olympiodore, examinant cette parole, conclut fort justement : « Si donc il a appelé cela un mythe, il est évident qu'il n'admet pas la métempsycose 3. »
Mais la doctrine de la métempsycose appartient aux Mystères. Platon en effet assure que la métempsycose est enseignée par « les prêtres et les prêtresses et les poètes divins 4 ». Et le chrétien Arnobe dit avec plus de précision encore :
« S'il est vrai, comme on le dit dans les Mystères plus secrets, que les âmes des méchants s'en vont dans des animaux divers... Quod si et illud verum est, quod in mysteriis secretioribus dicitur, in pecudes alque alias beluas ire animas improborum » (Arnobe, Contre les Nations, II, 6).
Sur la métempsycose, Platon 5, citant Pindare 6, s'exprime ainsi :
« Ils disent que l'âme (psyché) des hommes est immortelle, que tantôt elle a une fin, ce que l'on appelle mourir, et tantôt