Platon, ibid
G. Cf. Pindare, Fragments d'origine incertaine, 21, édition Puech.
l'ame humaine 119
une nouvelle naissance, mais qu'elle ne subit jamais la destruction. Aussi faut-il vivre le plus saintement possible. Tous ceux pour lesquels Perséphone reçoit le paiement de la douleur antique, elle renvoie leur âme vers le soleil d'en haut, la neuvième année; de ces âmes viennent les rois magnifiques et rapides par leur force et grands par leur sagesse, et pour le reste du temps ils sont appelés, par les hommes, héros sacrés.
En tant donc que l'âme est immortelle, qu'elle a eu plusieurs naissances et qu'elle a vu ce qui est ici, ce qui est dans l'Hadès et toutes choses, il n'est rien qu'elle n'ait appris, et il n'y a rien d'étonnant que, sur la vertu et les autres choses, elle soit capable de se souvenir de ce qu'elle savait auparavant. Tout ce qui est dans la nature étant parent, et l'âme ayant tout appris, rien n'empêche que, si l'on se souvient d'une seule chose, ce qu<* l'on appelle acquérir une science, on puisse retrouver toutes les autres si l'on a du courage et si on ne se laisse pas accabler de fatigue par la recherche. Chercher et apprendre, ce n'est pas autre chose que se souvenir. »
Il s'ensuit de là que la métempsycose peut produire des âmes royales, qu'elle permet à l'âme, qui a tout vu, de tout reconnaître et de tout retrouverai elle a une énergie suffisante.
Gomment l'âme peut passer d'un corps dans un autre, c'est une question souvent discutée par les philosophes grecs.
Olympiodore, en son Commentaire sur le Phédon de Platon *, a quelques notes, dont quelques-unes fort obscures, sur la métempsycose.
Il déclare que la métempsycose se dit seulement de l'âme irraisonnable, non de l'âme logique — par conséquent suivant les Mystères, ce n'est pas la Pensée qui passe en des corps d'animaux, mais seulement l'âme seconde, sujette aux passions.
Il cite une parole d'Aristote : « Selon les mythes pythagoriciens, le vivant renaît du mort »; et il ajoute : « si donc i] a appelé cela un mythe, il est évident qu'il n'admet pas la métempsychose ».
U donne* différentes explications de la métempsycose : « la métempsycose en d'autres espèces, les plus anciens Platoniciens l'expliquent pas une symplérose2; les plus exacts les contredisent vivement, et le plu/ fort témoignage est qu'il n'est pas dit que quelques-uns arrivent à la race des dieux, en sorte qu'ils ne