Onomasticon, I
Ce sont, en plus des mystes, mystagogues, télestes, orgiastes :
Hiérophantes, dadouques, céryces (hérauts), spondophores (porteurs de la trêve), prêtresses (en grec hiereiai), toutes pures (en grec Panageis) , pyrophores (porteurs de feu), hymnodes (chanteurs d'hymnes), hymnétries et hymnétrides (chanteuses d'hymnes), Iacchagôgos (conducteur de Iacchos) courotrophos (qui élève les jeunes), daeritès (qui enseigne).
Les inscriptions d'Eleusis nous font connaître d'autres dignitaires : hiérocéryx (héraut sacré), épibomios (qui se tient près de l'autel), licnophoros (qui porte le van sacré), hiéraulès (flûtiste sacré, qui a sous ses ordres les hymnodoi et les hymnétriai), néocoroi, phaidruntès (celui qui fait briller les statues), hiéropoioi (qui font les choses sacrées), épimêlètes, archontes, archonte-roi.
Rien n'empêche d'admettre que tous ces dignitaires aient été groupés dans les trois grades de la hiérarchie supérieure.
Il semble qu'un même grade religieux ait pu recevoir des noms différents.
Le terme myslipole, par exemple, a la même valeur que le terme mystagogue. Une inscription en vers loue une hiérophantide qui couronna comme « mystipoles » les rois Antoine et Commode 1 : puisque les mystipoles reçoivent la couronne, il faut les assimiler à ceux qui, dans la classification de Théon de Smyrne, obtiennent Vanadèse. La déesse Athéna est dite « mystipole 2 » : or c'est elle qui forme les mystagogues3.
Peut-être les femmes reçoivent-elles certains grades supérieurs de la même façon que les hommes.
En tout cas il paraît très improbable que les grades allant jusqu'à l'époptie aient été conférés aux femmes en même temps qu'aux hommes, et que les épreuves aient été les mêmes — étant donnée la nature même de ces épreuves : marche dans les ténèbres, déposition des vêtements, enfouis-