Voir plus loin, chap. V et chap. X
LB8 MYSTÈRES d'ÉLEUSI8 11
162 DEGRÉS D/lNITIATIONS
La hiérarchie comprend des femmes.
Il est fréquemment question, dans les textes et les inscriptions, de hiérophantides :
Par exemple, une hiérophantide couronna Antoine et Commode comme mystipoles l;
Photius 2 mentionne des hiérophantides, qui montraient les objets sacrés à ceux qui se faisaient initier.
Il est question de prêtresse de Déméter, prêtresse de Perséphone..., de Panageis (ou toutes pures), de Mélisses (abeilles), etc.. d'une « mère sacrée qui montrait les télétés des déesses près des anactora de Déo 3 »; de Bacchai.
§ II. — Hiérarchie philosophique.
La philosophie grecque, de même que les Mystères, nécessite une ascension.
Les philosophes grecs n'envisagent pas les connaissances comme placées sur un plan unique, mais comme situées à des hauteurs différentes; ils ne les considèrent pas d'une même vue, mais procèdent par étapes successives. L'enseignement de la vérité comporte donc des degrés. Et il en est de même pour l'enseignement de la vertu.
Marinus, dans la Vie de Proclus 4, insiste sur la nécessité de suivre l'ordre des initiations, en exposant comment Proclus fut instruit :
« Le disciple qui avait été suffisamment conduit à travers ces considérations, comme en des préliminaires d'initiation, ou bien dans les petits Mystères, il le menait à la mystagogie de Platon, en suivant bien l'ordre, sans vouloir poser le pied au-dessus de la marche, comme il est dit, et il lui faisait contempler, avec des yeux dégagés de toute souillure, les divines Perfections (en grec ; télétés) qui sont là. »
Philon le Juif 6 marque l'impudence de ceux qui suppriment les étapes :