Pausanias, IX, 39, X
d'Arcadie, Mantinée, Sicyone, Mitylène en Théssalie 1...
Aux Mystères de Déméter et de Perséphone sont intimement liés les Mystères de Dionysos.
§ III. — Rapports des Mystères grecs
LES UNS AVEC LES AUTRES. DlGNITÉ D'ELEUSIS.
Des villes prétendent rivaliser avec Eleusis et Athènes pour l'antiquité de leurs Mystères.
Les Argiens affirment que le culte de Déméter vint directement d'Egypte chez eux, et fut ensuite porté chez les Athéniens2. L'auteur chrétien des Philosophoumena3 estime, de même, antérieurs aux Mystères d'Eleusis, les Mystères de « celle qu'on appelle la Grande à Phlionte ».
Pausanias mentionne une Déméter « Pélasgis » qui reçut en Argolide l'hospitalité du roi Pélasgos, et une Déméter libyenne, honorée à Charadra, près d'Argos 4. Cela encore implique l'idée que Déméter a donné directement les Mystères aux Argiens.
C'est en Sicile que les Siciliens placent l'enlèvement de Perséphone par Hadès — enlèvement qui constitue le mythe principal des Mystères — ; c'est en Sicile que, suivant eux, fut inventée pour les hommes la culture des céréales; c'est en Sicile et en Grande Grèce que le lois écrites apparurent d'abord avant d'être données à d'autres peuples grecs 5. Aussi les deux déesses sont-elles l'objet d'un culte tout spécial en Sicile et en Grande Grèce, notamment à Syracuse, Enna, Néapolis, Locres, Tarente, où l'on vénère « deux divinités parèdres, une Mère, déesse de la fécondité et souveraine des morts, et un jeune dieu son fils 6 », Agrigente,
1. Voir là-dessus article Mysieria dans le Dictionnaire des Antiquités, article Démêler (signé O. Kern) dans la Real-Encyklopâdie de Pauly-Wissowa.
o Pîîiisâniâs 14 4
3! V, 20, dans la Pair. Gr. de Migne, t. 16, 3, p. 3186.