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Article Mysteria, dans le Dictionnaire des antiquités

12. C'est à propos de ces Mystères que Marc Aurèle écrivait à Hérode Atticus, en 175 : « Demande-moi de te rendre des comptes dans le temple d'Atnéna, qui est dans la ville, pendant les Mystères. En effet j'ai souhaité, quand la guerre avait le plus de flamme, d'être initié à ces Mystères aussi, et que cela puisse être, toi étant mystagogue » (Philostrate, Vie des Sophistes, II, 1, 31). Marc Aurèle, déjà initié à Eleusis, voulait donc se faire initier aux Mystères d'Athéna. Mais on peut supposer que cette initiation constitue l'accession à un haut grade de la religion éleusinienne.

Mais les Grecs nomment surtout les Mystères de Déméter et de Perséphone; l'abondance des témoignages nous amène même à croire que des cultes mystérieux de Déméter existent à peu près partout dans la Grèce.

Nous en constatons, par exemple,

à Sparte \ à Aigila de Laconie 2;

à M égare 3;

en Arcadie 4 à Acacésios où Pausanias signale un mégaron souterrain et à Thelpusa;

à Mégalopolis 6 où Goré est appelée Soteira (la Salvatrice);

à Basilis d'Arcadie e;

à trente stades de Phigalie 7 (il s'agit de Déméter la Noire);

sur la route de Tégée à Argos 8;

à Olympie 9;

à Épidaure et Égine, où les deux dé„3ses étaient vénérées sous les noms de Damia et Auxésia 10;

à Corinthe u;

vers le cap Malée 12;

à Thèbes, où Déméter avait été installée par Cadmos dans la Gadmée même 1S;

à Lébadée en Béotie, où Ton adorait une Déméter Europe, nourrice de Zeus14;

à Lerne, Hermione, Cyzique, Pellène, Trapézonte

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