‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 171 sur 300 · Discours, V, 173, traduction Talbot, p · texte numérisé non relu

Discours, V, 173, traduction Talbot, p

Ce texte important nous enseigne que les Grands Mystères se célèbrent vers l'équinoxe d'automne.

Il nous apprend aussi que les Mystères concernent nonv seulement Déméter et Perséphone, mais encore Dionysos : Dionysos y est considéré comme identique au soleil, comme le Dieu sauveur et attracteur des âmes.

Enfin il nous renseigne, de façon très obscure il est vrai, sur le sens de l'initiation.

Cette initiation, puisqu'elle est la première, est celle dont on parle quand on parle de l'initiation en général, celle que l'initiation suivante va confirmer, et celle que pourront conférer les hauts dignitaires. Par elle, l'homme devient un homme « parfait » ou un homme « accompli ».

Pour devenir un homme « parfait », il faut, comme il a été dit plus haut *, mourir d'une mort symbolique et renaître d'une vie meilleure.

Déméter et Coré président à cette mort et à cette renaissance. Déméter donne, de façon permanente, la vie au monde, à la cité, à l'homme. Perséphone donne la vie particulière qui apparaît dans chaque être individuel, vie qui commence par une naissance et finit par une mort. Mais les deux déesses, par les Mystères, permettent que l'homme arrive, dès cette vie terrestre, à une vie meilleure, pareille à la vie permanente et à la vie céleste.

Le Nous pénètre dans chaque âme humaine et aussi dans chaque être vivant et dans chaque partie du monde. C'est Dionysos démembré. L'augmentation de la vie et des êtres vivants amène un démembrement de plus en plus grand de Dionysos. Mais la production de la vie dans le monde ne va pas toujours en augmentant : elle cesse à une certaine époque de l'année, époque où le soleil semble s'éloigner; alors le Nous, cessant de se disséminer, se recueille en luimême et revient à son origine.

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