CÉRÉMONIES
vers le Nous; et là il saura que toutes les formes sont belles et il dira que c'est là la beauté, à savoir les Idées, car tout est beau grâce à elles qui sont les productions et l'essence du Nous. Audessus est la nature du Bon, qui a le Beau devant elle... » (Plotin, I, 6, 9).
L'âme remonte vers le Bien, dit Plotin :
a Quel art, quelle méthode ou quel exercice nous font remonter là-haut où nous devons aller?
. Et d'abord, en quel lieu nous devons aller, c'est-à-dire vers le Bien et le premier principe, que cela soit considéré comme accordé et démontré en beaucoup de façons. D'autre part, ce qui nous le montrait, c'était déjà une ascension » (Plotin, I, 3, 1).
L'âme de l'initié devient identique au Nous (Plotin, I, 1, 10).
Or le Nous qui est dans chaque homme est à la fois particulier et commun :
« Nous l'avons au-dessus de nous aussi. Nous l'avons ou commun ou particulier, ou à la fois commun à tous et particulier : commun, parce qu'il est indivisible et un et partout le même; particulier, parce que chacun l'a tout entier dans l'âme première » (Plotin, I, 1, 8).
Ainsi par l'ascension hors du corps le myste prend contact avec les dieux et tout ce qui lui est parent *. Le myste devient parent des dieux :
« Réfléchissant l'autre jour en moi-même sur la parenté de mon âme avec la divinité » fait dire par un initié le rhéteur Sopatros (Walz, Bheiores graeci, t. VIII, p. 115).
§ V. — Cérémonies.
En plus des épreuves, les fêtes comportent assurément des cérémonies et dea récits sacrés.
Il y a un récit poétique concernant les dieux, et ce récit poétique vient après la hiérophantie, suivant Clément d'Alexandrie :
a Le hiérophante Thrace, en même temps poète, Orphée, fils d'Oiagros, après la hiérophantie des orgia, et la théologie des