Synésius, Epistula, CXXXV; Pair. Gr., t. 66, p
3. O. Kern, Die griech. Mysl. der klass. Zeil, p. 2; John Cuthbert Lawson,
Tout le long des siècles, les grands auteurs grecs, puis les grands auteurs latins, ont décerné à la religion éleusinienne des éloges où éclatent la plus vive admiration et le plus grand respect l.
« Heureux celui des hommes vivant sur la terre qui a vu ces choses! Celui qui n'a pas connu les saintes orgies et celui qui y a pris part n'auront pas, même après la mort un sort pareil dans les séjours ténébreux » (Hymne homérique à Déméter. vers 480-483).
« Heureux qui a vu cela avant d'aller sous les cavités de la terre! Il connaît la fin de la vie! Il en connaît aussi le commencement, donné par Zeus! » (Pindare, dans Clément d'Alexandrie, Stromates, III, 3, Pair, gr., t. 8, p. 1119).
« 0 trois fois heureux ceux des mortels qui, après avoir contemplé ces Mystères, s'en iront chez Hadès; eux seuls y pourront vivre; pour les autres, tout sera souffrance » (Sophocle, fragment 348, édition Didot).
« Celui qui viendra chez Hadès sans avoir pris part à l'initiation et aux Mystères sera plongé dans le bourbier; au contraire, celui qui aura été purifié et initié vivra avec les dieux » (Platon, Phédon, 13. On peut voir encore, dans le même auteur, des éloges des Mystères, Phédon, 29, Gorgias, 47; République, II, 6).
Dans un discours que Diodore de Sicile attribue à un Syracusain, l'orateur exalte ainsi la ville des Mystères : « Vous tous qui avez obtenu dans cette ville l'art de raisonner et l'instruction, ayez pitié de ceux qui ont donné leur patrie comme école commune à tous les hommes! Vous tous qui avez participé aux Mystères les plus saints, sauvez ceux qui vous ont initiés! Si vous avez participé aux cérémonies amies des hommes, rendez grâce du bienfait reçu; si vous devez y participer, n'enlevez pas l'espoir à votre cœur! En quel lieu les étrangers pourront-ils aller recevoir une formation d'hommes libres, si la ville des Athéniens, disparaît? » (Diodore de Sicile, XIII, 27). Et ailleurs dans son discours, l'orateur loue les Athéniens de ce qu'ils ont fait participer les hommes à la nourriture convenant aux hommes civilisés, de ce qu'ils ont trouvé les lois, et sauvé les fugitifs (id., ibid., 26).
« Eleusis est le téménos commun de la terre; parmi les choses divines accordées aux hommes, c'est ce qu'il y a de plus terrible et de plus brillant. En quel autre lieu des récits plus admirables de mythes ont-ils été chantés? des drames plus importants ont-ils saisi l'esprit? où a-t-on vu les spectacles rivaliser plus heureusement avec les paroles entendues, ces spectacles admirables, con-
Modern Greek Folklore and ancient Greek Religion..., Cambridge, 1910, p. 61, p. 321, p. 306-307, p. 300, etc.