‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 224 sur 300 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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t Le premier Bacchos c'est Dionysos... Celui qui a été consacré à Dionysos, comme lui étant assimilé, participe au nom » (Id., ibid., p. 122, 22).

« Les âmes deviennent Bacchoi, c'est-à-dire holoclères, selon le Dionysos qui reste en haut » (Id. ibid., p. 120, 7).

« La télété en effet, c'est la baccheia des vertus. Et il dit : Beaucoup sont porteurs de narihex, mais peu sont bacchoi, appelant porteurs de narihex non bacchoi les politiques, mais porteurs de narihex et bacchoi les cathartiques; car nous sommes enchaînés dans la matière comme des Titansà cause du partage nombreux — car il y a beaucoup de mien et de tien — et nous nous éveillons comme bacchoi; aussi devenons-nous plus mantiques [plus propres à prédire l'avenir) à l'approche de la mort, et Dionysos est éphore de la mort et de toute baccheia » (Olympiodore, Commentaires sur le Phédon, édition Norvin, p. 48).

Suivant le mythe, les Titans ont attiré Dionysos en lui tendant le narihex, et ils l'ont déchiré et dévoré. Puis ils ont été foudroyés, enchaînés et précipités sous la terre. De leur cendre sont nés les hommes qui vivent d'une vie titanique, mais qui ont en eux une portion infime de Dionysos et qui doivent redevenir Dionysos ou Bacchos. Or le mythe représente la destinée de l'âme qui vient dans le monde pour l'éclairer et qui semble se partager dans les parties du monde et dans les corps, mais qui doit cependant s'évader au-dessus du monde et des corps 1.

Et Plotin, dans l'Ennéade quatrième, qui correspond au degré dont il est question présentement, explique que l'âme est indivise quand elle est en haut, mais divisée quand elle est dans le corps :

« C'est dans le monde intelligible qu'est l'être véritable, et le Nous est sa partie la plus noble, mais les âmes aussi sont là-haut, car elles viennent de là-haut, et elles sont ici aussi... Le Nous reste toujours indivis et sans partage, mais elle a une nature à subir la division; cette division, c'est son éloignement et sa venue dans le corps... » (Plotin, IV, 1,1).

Cette division de l'Ame est symbolisée par le mythe de Dionysos, dit encore Plotin :

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