est plusieurs sortes de rois
Les uns sont rois par naissance, les autres par élection.
« Des rois, nous en avons toujours; tantôt ils le sont par leur naissance, tantôt ils sont élus » (Platon, Mênexène, 239 d).
On peut régner sur les âmes, sur les corps, sur un art, sur soi-même :
1. Voir par exemple F. Lenormant dans le Dicl. des Antiquités, art. Cérès, citant Pindare, Ol.t VI, 02; Tzetzès sur Hésiode, Travaux et Jours, 32; Eudocia. Vioiarium, p. 110.
2. Hellanicos avait écrit un traité sur cette famille (Fragm. des Historiens grecs, édition Didot, t. I, p. 70).
« Il est beaucoup de royautés : les unes sont celles des âmes, les autres celles des corps, d'autres celles d'un art, d'autres celles de l'homme sur lui-même (Stobée, Êgl. phys., 44, 1, 68).
On peut être roi par la puissance, par l'intelligence, par l'amour de Dieu :
« Dieu, dit Porphyre 1, est entouré par de saints rois qui lui doivent l'existence : des rois qui servent de ministres à sa puissance, des rois qui servent de ministres en intelligence, et une troisième espèce de rois qui se plaisent à le célébrer chaque jour dans leurs chants et le considèrent face à face. »
Plotin affirme : « Nous sommes rois quand nous pensons conformément à l'intelligence 2. »
Les Stoïciens ont même affirmé que le sage seul est Roi.
Voilà pourquoi les chefs d'écoles philosophiques ont pu être assimilés à des rois. Heraclite fut roi, et céda la royauté à son frère 3. Empédocle eut sans doute la même dignité; ses adversaires lui ont même reproché de vouloir recevoir les honneurs divins 4.
Mais on peut aussi assimiler les chefs d'école à des hiérophantes : suivant Oléarius 5, plusieurs philosophes platoniciens furent élevés à cette dignité; et Plotin6 a appelé Porphyre un hiérophante.
Ainsi la religion semble-t-elle considérer comme ayant la même dignité : le chef des prêtres, le chef des 'philosophes, le chef de ceux qui ont une puissance politique. Ce sont des / rois.