‹ Les mystères d'ÉleusisChapitre 291 sur 300 · Chapitre V, p.. 170 et suiv. Initiation de par Heslia · texte numérisé non relu

Chapitre V, p.. 170 et suiv. Initiation de par Heslia

La croyance que le fils du roi hérite des qualités royales et de la dignité royale a été d'autres fois exprimée dans la littérature grecque.

Chez Hérodote (VU, 2-3), les fils de Darius, roi de Perse, et surtout Artabazane et Xerxès se disputent la préséance. Démarate. roi exilé de Sparte, conseille à Xerxès de dife « qu'il est né à Darius quand celui-ci était déjà roi et avait la domination sur les Perses, tandis qu'Artabazane était né à Darius quand il était encore un homme privé ; que par conséquent il n'est ni juste ni convenable qu'un autre ait le. privilège avant lui. A Sparte, ajoutait Dérnarate, si des enfants sont nés avant que leur père règne et si un enfant, né plus tard, lui vient quand il règne, la succession à la royauté revient à celui qui est né ensuite. »

Hérodote ajoute : « Xerxès, ayant employé l'argument de Dé m ara te, Darius reconnut qu'il disait vrai et le fit roi. »

ADDITIONS 359

Une querelle analogue s'éleva plus tard en Perse. La reine Parysatis voulait que le successeur de Darius fût Cyrus et non Arsacas le fils aîné.

, « Elle apportait un argument valable, que Xerxès l'ancien avait employé à l'instigation de Démarate, à savoir qu'elle avait enfanté Arsacas à Darius homme-privé et Cyrus à Darius roi. » (Plutarque, Artaxerxès, 1).

Chez Philon le Juif ( Légat io ad Caium, II 553-554, édition Holze VI, p. 96), Caius, pour se défendre contre les accusations qu'on a portées contre lui, explique la supériorité des rois et la sienne, vante l'éducation qu'il a reçue, et ajoute un dernier argument: qu'il avait des qualités royales même avant de naître :

«Même au début, dans l'émission des semences, il y a quelques puissances royales chez ceux qui ont le pouvoir. De même en effet que les similitudes corporelles et psychiques concernant la forme, l'attitude, les mouvements, les volontés et les actions se conservent dans les raisons séminales, de même il est vraisemblable que dans ces mêmes raisons séminales soit gravée de façon plus nette l'aptitude à la direction souveraine *».

Et Caius conclut de la sorte son raisonnement: « Ainsi, alors que. avant ma naissance, dans le sein de ma mère et dans l'atelier de la nature, j'ai été façonné empereur, quelqu'un ose me donner des leçons? Un ignorant veut redresser celui qui sait? Où est-il permis aux particuliers de venir s'immiscer dans les décisions d'uno a me royale? Par une audace indécente, ils osent faire les hiérophantes et accomplir les cérémonies royales, alors qu'ils sont à peine inscrits parmi les mystes...»

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